Muriel Barbery : « La vie des elfes »

Muriel Barbery la vie des elfes

Présentation de l'éditeur : Histoire de Maria et Clara, qui rencontrèrent les elfes.

Muriel Barbery porte un nom qui vous dit forcément quelque chose. Souvenez-vous, c’était en 2006, « L’élégance du hérisson » s’imposait dans les meilleures ventes, grâce à sa simplicité et ses personnages touchants : Renée, Paloma et le vieux monsieur japonais. Prix des libraires en 2007, il n’en fallait pas plus pour que l’auteur vende 6 millions d’exemplaires en France. Il a été adapté au cinéma en 2009 par Mona Achache, avec dans le rôle de la concierge, Josiane Balasko.

« Savez-vous ce que c’est qu’un rêve ? Ce n’est pas une chimère engendrée de notre désir mais une autre voie par laquelle nous absorbons la substance du monde et accédons à la même vérité que celle que dévoilent les brumes, en celant le visible et en dévoilant l’invisible. »

« La vie des elfes » est un roman totalement différent de ses deux précédentes publications. Muriel Barbery ouvre ici le monde du sensible, de la magie et donc, des elfes. Tissant de manière croisée, le destin de deux enfants, Maria, la bourguignonne, Clara, l’italienne, elle rend un éloge à la nature qui frissonne, qui se respire.

« Et puis il y avait dans l’air comme une langueur, un soupir paresseux, une quiète certitude que les choses ne finiraient jamais, et si les hommes travaillaient comme à l’accoutumée, sans relâche et sans plainte, ils jouissaient secrètement de cet interminable automne qui leur disait de ne pas oublier d’aimer. »

Deux jeunes filles qui vont tenter de sauver le monde sensible des pierres et de la montagne. L’invisible pour les yeux mais pas pour le coeur. Le roman retrace toute cette longue rencontre entre elles, sous l’oeil bienveillant non seulement des elfes, mais de leurs familles adoptives qui participent à leur éveil aux choses de la nature. Le dialogue entre le profane, le sacré et le magique saura toucher autant le lecteur novice que le lecteur connaisseur et averti sur la question.
L’auteur adopte un style lyrique aux phrases longues et stylisées qui réclame une rupture avec nos habitudes de lecture. Il est essentiel de prendre le temps de s’imprégner de l’ambiance, de se laisser gagner par le tempo, entre l’adagio et le forte , de ce beau roman aux accents de magie.

Muriel Barbery, La Vie des elfes, Gallimard, mars 2015, 304 pages, 19,50 euros

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