Chut c’est un secret avec Fanny Saintenoy

secrets d'écrivains par bénédicte junger

Fanny Saintenoy a publié deux romans en solo : Juste avant et Les notes de la mousson. Elle a aussi participé à la création d’un roman à quatre mains Quatre. J’ai rencontré Fanny à l’occasion de la sortie de son premier roman. Elle est même venue le présenter à la Médiathèque de la Robertsau. Aujourd’hui, elle ouvre le bal de cette nouvelle rubrique et je l’en remercie chaleureusement.

fanny-saintenoy

Vous pouvez retrouver toutes ses actualités sur son blog.

1. Comment êtes-vous venue à l’écriture? D’où vous en vient l’envie?

J’ai vraiment commencé à écrire en ayant des correspondances suivies, riches et régulières. Je crois que cela m’a entrainée, et a mis mon esprit dans la position de raconter et de regarder le monde en songeant que j’allais retranscrire après.

L’envie première est venue avec celle de raconter l’histoire du personnage de mon premier roman, la vieille Granny, mon arrière-grand-mère. Après ce premier pas, les histoires viennent toutes seules et on garde seulement celles qui tiendront le coup avec le temps, le travail, l’épreuve d’une histoire qui se construit.

2. Quel est votre plus beau souvenir d’auteur? 

J’en ai beaucoup, avec des publics variés, des moments très émouvants ou drôles. Mais le plus fort est sûrement le jour où Daniel Pennac m’a écrit pour me dire tout le bien qu’il pensait de mon « livre » en papier. C’est le jour où j’ai compris que je pouvais écrire vraiment, que j’en avais « le droit ». Comme je ne recevais que des refus depuis déjà longtemps, ces mots-là m’ont fait l’effet d’un arc en ciel.

3. Que pensez-vous de cette citation de Fernando Pessoa « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas »? 

Elle est sûrement juste, la vie ne suffit pas, la littérature l’étoffe comme d’autres arts. La littérature vient l’adoucir, l’embellir ou la remodeler, la rendre plus cohérente, plus riche, plus profonde … et parfois aussi il arrive que la vie copie la littérature ou que la vie soit tellement plus retorse, cruelle, originale … c’est une alchimie subtile et à double sens entre les deux.

Quand on écrit il arrive qu’on oublie souvent les frontières … entre le vrai et les histoires. Il m’arrive souvent de penser que mes personnages des « Notes de la mousson » sont tout à fait réels, je serais à peine surprise si Kanou venait me rendre visite un jour.

4. Quel livre aimez-vous offrir?

J’aime offrir les livres que j’ai adorés, je peux acheter six fois un livre pour le faire passer chez mes amis, souvent cela n’a aucun lien avec l’actualité littéraire. J’aime offrir les livres de mes camarades auteurs pour les faire découvrir, participer à leur aventure.

5. Quels sont vos projets littéraires? 

Je suis en train d’écrire des mini-nouvelles, à peine trois pages, des petites nouvelles qui sont la photographie d’un instant « dramatique » dans Paris, une scène visuelle. Ce format me passionne, me réjouit et me guérit des angoisses de la construction d’une « longue » histoire. J’ai aussi bien envie bientôt de reprendre l’écriture de groupe avec mes amis de « Qu4tre » ; on cherche une nouvelle idée.

6. Y a-t-il une question que je ne vous ai pas posé à laquelle vous auriez aimé répondre? Souhaitez-vous ajouter quelque chose?

Je voudrais seulement ajouter qu’il est tellement agréable de se sentir suivie, je veux dire, épauler, aider, par des lecteurs emballés ou des lecteurs « professionnels » qui débordent d’énergie pour accompagner votre livre. C’est toujours très touchant et réconfortant.

7. J’allais oublier… avez-vous un secret à nous confier?

Oui j’ai un petit secret. Dans les « Notes de la mousson », je me suis amusée à cacher dans le texte les noms ou les titres des premiers romans de mes camarades les plus proches de la rentrée 2011. C’est une sorte de clin d’œil, de marque amicale, disons que cela me rassurait peut-être d’une certaine façon qu’ils soient là, quelque part. Il y a bien sûr le personnage de Sébastien Lunoir …(Marnier/Caroline), et « Vers la mer » A-S Stefanini, « Eux sur la photo » Hélène Gestern, « Allée 7 rangée 38 » Sophie Schulze.

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