Aude Le Corff : « L’importun »

l'importun

Présentation de l'éditeur : "Une nouvelle maison, pleine de charme, qui se révèle inquiétante. L’ancien propriétaire ombrageux qui s’impose. Lorsque la narratrice emménage avec son mari et ses enfants, elle n’imagine pas que sa vie va étrangement basculer. Quels souvenirs hantent le vieil homme ? Quelle réparation cherche-t-il auprès d’elle ? De quelle mémoire les murs de la maison sont-il les gardiens ? Aude Le Corff livre un second roman subtil, qui sonde les fragilités de l’âme humaine et s’interroge sur les stigmates de l’Histoire."

Aude Le Corff signe un deuxième roman plein de maturité abordant tour à tour le destin d’une femme d’aujourd’hui, avec une délicieuse mise en abîme puisqu’il s’agit d’une écrivaine, et l’histoire de Guy, le vieil homme, à qui appartenait la maison qu’elle vient d’acquérir avec son mari.

Guy est intriguant pour la jeune romancière mais aussi pour la femme au père absent. Il vit dans une petite maison de retraite à quelques pas de son ancienne maison. Il ne peut s’empêcher d’y revenir malgré les nouveaux occupants. Dans le secret des matinées d’écriture de la jeune femme, ils vont nouer une relation qui les grandira chacun.

« Souvent j’ai la tête ailleurs. Lorsque j’écris je suis sourde à mon environnement, je me retranche dans un monde que je redessine à ma façon. Tout devient permis (…). »

La mémoire des murs va-t-elle permettre, malgré tout, à la petite famille de prendre possession de la maison ? L’ancien propriétaire va bien vite passer de l’importun à l’incontournable. Ces deux personnages écorchés vont finalement se réparer et avancer chacun sur le chemin de la reconstruction.

« Les jours suivant, on prend nos pauses ensemble, on se retrouve dans le jardin avec un verre de jus de raisin, et on se répartit la pile de « Chasseurs français ». Chacun sélectionne les petites annonces hommes/femmes les plus cocasses, on se les lit à tour de rôle en persiflant, et je crois bien qu’en ces moments légers, nous ne sommes plus dans ce rêve flou qui nous échappe, duquel nous essayons de nous extraire en écrivant, en bricolant, mais dans une réalité vivante plus simple et riante. »

Un roman a la douce ambiance bretonne sur ces moments de bascule dans la compréhension de soi et des autres.

Aude Le Corff, L’importun, Stock, avril 2015, 198 pages, 17.50 euros

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s