Chut c’est un secret avec Astrid Manfredi

secrets d'écrivains par bénédicte junger

Astrid Manfredi c’est avant tout une voix. Si elle l’a grave et éraillée dans la vraie vie, elle en possède une unique à l’écrit, tiraillée entre rythmique et écriture salutaire (que l’on imagine toutefois difficilement salvatrice de ses propres démons.) Astrid est une auteure vive et généreuse que j’ai pu interviewer à la librairie Kléber le 16 octobre 2015 pour son premier roman La petite barbare. Elle a accepté de répondre à ces désormais traditionnelles questions avec entrain et sincérité. Merci à elle.

Astrid Manfredi

                                                                 © Bénédicte Junger

  1. Comment êtes-vous venu(e) à l’écriture? D’où vous en vient l’envie?
    Par l’assiduité de la lecture, la découverte de cette mosaïque si puissante de voix littéraires m’a incitée à trouver la mienne. Les chroniques littéraires ont été aussi un apprentissage et cette immersion dans les forêts psychiques et émotionnelles des écrivains fut un élément déclencheur de mon envie d’écrire.
  1. Quel est votre plus beau souvenir d’auteur?
    Et si le plus beau restait à venir ? Plusieurs souvenirs réjouissants pêle-mêle. Le jour où j’ai été contactée par l’éditrice m’informant de l’intérêt qu’elle portait à mon texte et de son envie de le publier. La sortie officielle du roman, le voir sur les tables des librairies enfin concrètement exposé et mis en lumière. Puis des rencontres avec des romanciers, des journalistes. Je pense à François Busnel et à son équipe de la grande librairie, à Christine Ferniot pour Télérama, à vous chère Bénédicte et à tous les libraires formidables qui se sont mobilisés autour du texte.
  1. Que pensez-vous de cette citation de Fernando Pessoa « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas »?
    Je l’utilise très régulièrement tant elle me frappe par sa singulière justesse. Effectivement dans un monde de plus en plus codé et normé aux allures faussement libres la littérature est une source d’oxygène qui favorise une autre respiration. La respiration des émotions et de l’intellect. Les écrivains sont des lucioles et l’éclairage qu’ils projettent sur le monde n’est pas artificiel.
  1. Quel livre aimez-vous offrir?
    La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson. Une jubilation de sensualité et de sensibilité. Un texte au souffle lyrique et cru dont on ressort habité avec une folle envie de vivre sa vie et de ne pas passer à côté de l’amour. Le véritable amour qui transcende les bassesses du monde.
  1. Quels sont vos projets littéraires?
    Je finalise un second roman qui lui aussi ira creuser du côté de la part d’ombre de l’être humain, de sa dualité encore une fois »² et qui abordera « le vertige de l’amour, j’ai dû rêver trop fort ». Enfin je travaille aussi sur un texte qui concerne la comédienne Jean Seberg sous forme épistolaire.
  1. Y a-t-il une question que je ne vous ai pas posé à laquelle vous auriez aimé répondre? Souhaitez-vous ajouter quelque chose?
    Que le vie continue ainsi, à être insuffisante, pour que la littérature vienne en combler les manquements.
  1. J’allais oublier… avez-vous un secret à nous confier?
    Si je vous le dis ce n’est plus un secret. Mon plus grand souhait est de continuer à écrire et à alimenter cette flamme intérieure dont j’espère qu’elle sera tarie le plus tard possible.
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