Jour 13 : Hélène Grémillon : « Le confident »

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Présentation de l'auteur : "Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. 
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique. 
Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues."

Hélène Grémillon est une jeune auteure française. Son premier roman Le confident est paru en septembre 2010.

En 1975, parmi les lettres de condoléances qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille Werner trouve une missive plus longue que les autres. L’expéditeur, inconnu, lui en enverra une autre chaque mardi, poursuivant ainsi son récit. Camille ne comprend pas ce que lui veut le mystérieux correspondant.

« Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination. »

Ce roman déroule un drame addictif et affectif qui prend source dans la grande Histoire. Tout a commencé en 1939 : la jeune Annie se lie d’amitié avec Madame M. Quand cette dernière lui confie sa souffrance de ne pouvoir avoir d’enfant, Annie propose de porter son bébé. Avant de partir à la guerre, Monsieur M. accepte l’odieux contrat : ne coucher qu’une seule fois avec Annie. Celle-ci tombe enceinte et tout se complique. Avec les bombardements en fond sonore, juste après l’accouchement, Madame M. n’aura ce cesse de chercher à rayer Annie de sa vie, à la fois pour préserver son secret et « sa fille ».

« Elle est mystérieuse, la naissance, qui retire une femme à la société pendant quelque temps et qui, un jour, la lui rend, comme ça, brutalement. Après des semaines d’hébétude, de béatitude, on entre de nouveau dans l’action et on redevient celle qu’on était avant, en plus concentrée, en plus dense, en pire, car désormais on ne se bat plus pour soi mais aussi pour son enfant. »

Le roman est construit de manière assez magistrale. Chaque page se dévore avec l’envie de connaître la suite: Louise et Camille sont elles le même bébé? Comment c’est vraiment passé la naissance de Louise?
Et les questions s’enchaînent aussi sur le fond, quelle place pour les mères porteuses dans la société? L’amour maternel est il lié au sang? La jalousie en amour peut elle donner naissance à un enfant? Jusqu’où peut on aller par amour?

« J’étais dans cette partie de l’âme qui ne connait pas le corps, peut être celle qui survit quand on meurt. »

Hélène Grémillon signe un premier roman servi par une toile historique juste et profonde et une écriture ciselée d’une grande finesse émotionnelle.

L’offrir à : des ami(e)s, ses grands-parents, des passionnés d’histoire et de faits de société.

Hélène Grémillon, Le confident, Folio,  mars 2012, 320 pages, 7,50 euros

 

 

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