Citation de la semaine

La citation de la semaine

« Ce ne sont pas les hommes qu’elle craint mais la solitude. Ne plus être sous le regard de qui que ce soit, être inconnue, anonyme, être un pion dans la foule. Être en mouvement et songer que la fuite est possible. Pas envisageable, non, mais possible. »

Leila Slimani in Dans le jardin de l’ogre

Alain Mabanckou : « Petit piment » #MRL15 #PriceMinister

Alain Mabanckou

Présentation de l'éditeur : "Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution catholique placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées, et Petit Piment en profite pour s’évader avec des jumeaux à la brutalité légendaire, abandonnant ainsi son meilleur ami, qui refuse de le suivre. Il s’adonne alors, avec son clan, à toutes sortes de larcins, jusqu’à ce que les habitants décident de nettoyer leur zone d’action. Petit Piment trouve refuge auprès de Maman Fiat 500 et de ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaîté quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Mais le maire de Pointe-Noire décide d’une nouvelle intervention énergique contre la prostitution. C’en est trop. Petit Piment perd la tête. De bonnes âmes cherchent à le soigner (médecine, psychanalyse, magie ou sorcellerie), mais l’apparente maladie mentale ne lui fait pas perdre le nord : il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin."

Alain Mabanckou, né au Congo, est l’auteur de plusieurs romans, dont Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006) pour lequel il a reçu le prix Renaudot. Il partage sa vie entre les États-Unis (où il enseigne la littérature francophone) et la France.

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Camille Laurens : « Celle que vous croyez »

 

celle que vous croyez

Présentation de l'éditeur : "Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo KissChris – va tomber amoureux. 
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d’une femme qui ne veut pas renoncer au désir."

Camille Laurens est agrégée de lettres modernes et a enseigné à Rouen avant de partir de 1984 à 1996 au Maroc. Depuis septembre 2011, elle enseigne à l’Institut d’études politiques de Paris. En 2000, avec Dans ces bras-là elle obtient le prix Femina et le prix Renaudot des lycéens.

Dans son précédent livre « Encore et jamais » (Gallimard, 2013), elle abordait des questions sur le sens de la répétition, dans la vie et dans l’art, sur sa dimension tragique mais aussi sur ce qui pouvait en faire un source de création formidablement riche. Après une pause de trois ans, elle illustre cette intuition littéraire avec ce 9e roman gigogne surprenant et additif : Celle que vous croyez. On y retrouve son goût pour les jeux littéraires et de miroir typiques de ses romans.

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Gaëlle Josse : « L’ombre de nos nuits »

L'ombre de nos nuits

Présentation de l'éditeur : "Deux récits se dessinent dans L’ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l’attitude d’Irène dans la toile. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu’elle a aimé, jusque dans tous ses errements, et lui adresser enfin les mots qu’elle n’a jamais pu lui dire. Que cherche-t-on qui se dérobe constamment derrière le désir et la passion ?"

Gaëlle Josse est une auteure de roman mais aussi de poésie. Dans ses romans, elle a gardé une forme de douceur et un univers métaphorique délicat. Elle a publié en 2014 le très remarqué Le dernier gardien d’Ellis Island.

Aujourd’hui, elle revient avec L’ombre de nos nuits, un roman profond sur les bouleversements intimes, les sacrifices secrets, les peurs indicibles de solitude et d’abandon, la création comme unique voie salvatrice.

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Citation de la semaine

La citation de la semaine

 

 

« Elle sait la force des mots, justement, et c’est pour cela qu’elle s’y accroche si souvent. Elle se blottit dedans par manque de bras ouverts, par crainte du silence. Elle y exerce à voix haute des sentiments jamais convoqués, les vers la retiennent comme des lianes. Sa carcasse est tellement lasse, mutique à tout plaisir, inutile malgré sa santé de fer, Angèle se sent vieillir. Et elle a peur, de la folie et du vide. »

Fanny Saintenoy in Les notes de la mousson