Bibliothécaire : ce métier poupée russe

Etre bibliothécaire reste souvent obscur pour beaucoup de personnes… Et si nous levions un peu le voile? © bibliopathe

© Bibliopathe

 Non, le bibliothécaire qui est le plus souvent « une » n’est pas une vieille dame aigrie avec un chignon et des lunettes faisant chuuuut à tout bout de chant et rappelant stoïquement « à la médiathèque, c’est comme à la piscine, on ne court pas! ». (Bon, ok, j’en connais au moins une…) Mais être bibliothécaire c’est aussi et de plus en plus devenir animateur, assistant social, expert en informatique. Nous sommes donc bien loin des fonctions primaires et basiques de catalogage, équipement, rangement et désherbage des collections. Vous n’avez rien compris à cette phrase? C’est normal, les bibliothécaires ont un jargon dont elles usent parfois avec ostentation pour brouiller les pistes de leurs occupations…

catalogage : c’est une tache intellectuelle qui vise à établir la carte d’identité d’un livre arrivant à la médiathèque afin qu’il soit repérable à la fois sur les rayons au moyen d’une côte (= adresse du livre sur les étagères) et trouvable en cas de recherche sur le catalogue en ligne. Un bon catalogage permet de bien répondre aux demandes des lecteurs. Il est donc indispensable.

équipement : c’est une tâche manuelle qui permet d’accroître la longévité d’un livre en le protégeant au moyen du filmolux (film transparent collant qui bulle hélas très facilement à la pose…) Il s’agit aussi d’apposer sur le livre les étiquettes que sont le codebar, le sticker identifiant sa localisation et la fameuse côte autocollante dont nous avons parlé ci-dessus.

rangement : Qui est capable de réciter son alphabet à l’envers? Et de vous réciter la classification Dewey sur le bout des doigts? Les bibliothécaires bien sûr!  Et c’est plus qu’essentiel, car un document mal rangé est un document perdu pour les lecteurs.

désherbage : Non, il ,ne s’agit d’enlever les mauvaises herbes autour de la médiathèque mais d’enlever de nos étagères tous les documents qui ne correspondent plus à une offre de qualité selon la méthode IOUPI (I = incorrect, fausse information O = ordinaire, superficiel, médiocre U = usé, détérioré, laid P = périmé I = inadéquat, ne correspond pas au public) . Entre aussi en ligne de compte, le nombre de prêt par document.

collection / fonds : Ces deux mots regroupent la même idée, il s’agit d’un ensemble de documents lié par une thématique et/ou un type de support.

Une médiathèque comme je les aime a mis en image une journée abracadabrantesque qu’une bibliothécaire peut vivre. Laissez-vous surprendre! Et promettez- moi de ne jamais plus penser qu’une bibliothécaire passe uniquement son temps derrière un écran!

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2 commentaires sur « Bibliothécaire : ce métier poupée russe »

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