Sophie Adriansen : « Le syndrome de la vitre étoilée »

le syndrome de la vitre étoilée

Présentation de l'éditeur :  
« – Alors, cette soirée ?
Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.
Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît. » 
Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. 
Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur 
cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant.
Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils 
« bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De 
bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ?
Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour 
nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence.
Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend 
la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre."

Après avoir publié plusieurs romans en littérature générale et pour la jeunesse, Sophie Adriansen revient avec un roman hybride à mi chemin entre le journal intime et le puzzle littéraire. Journal de bord des interrogations d’une jeune femme et de son désir d’enfant, ce roman possède le punch de la bille de flipper auquel fait référence le très beau titre.

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Citation de la semaine

La citation de la semaine

« Désormais il veut voir. Il veut savoir. Il veut connaitre. Il ne se tiendra plus à l’écart comme sa mère d’abord en avait décidé, pour des raisons connues d’elle seule, comme son propre instinct ensuite le lui dictait. Désormais il veut suivre d’autre voies que celles empruntées par des reptiles ou des quadrupèdes. Il veut se frotter à ses semblables. A compter de ce jour il ne refusera plus leur compagnie, et même il la recherchera, et cela ne changera pas jusqu’au crépuscule de sa vie où sans doute alors il aura fait le tour de ce qu’ils sont et de ce qu’il est et jugera bon de s’en détacher et où de nouveau il aspirera à la solitude qui est au final la seule certitude et l’unique vérité sur lesquelles l’homme peut se reposer. »

Marcus Malte in Le garçon 

Coup de projecteur sur les sorties de la rentrée littéraire 2016

rentrée littéraire 2016

© Bénédicte Junger

Le magazine professionnel Livres Hebdo annonce 560 publications : des romans, des recueils de nouvelles (français et traduits). Entre la mi-août et fin octobre, un incroyable nombre de livres va tenter de trouver son lectorat. Pas évident de s’y retrouver! Voici une liste toute personnelle de romans que j’ai, pour quelques-un, eu la chance de lire cet été et d’autres que je brûle de découvrir.

Préparez-vous à une pluie de chroniques dès le 16 août!

(Les livres chroniqués auront un lien actif vers l’article au fur et à mesure des publications.)

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Alexandra Fritz : « Branques »

Branques

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Présentation de l'éditeur : "Voici la chronique de deux filles et deux garçons internés dans 
un hôpital psychiatrique. Jeanne, qui y tient son journal, tente de comprendre son basculement 
dans « l’anormal » et de disséquer à vif les raisons de son amputation de liberté. Rageuse, 
pugnace, elle a pour compagnons de « branquerie », comme elle dit, Tête d’Ail, Isis et Frisco. 
L’un obsédé sexuel, l’autre pédante philosophe, tous transpercés par le désir amoureux autant 
que par la solitude, par des idéaux de justice comme par  des pulsions suicidaires. A très 
exactement parler, ils en bavent. Avalant des gouttes et digérant des cachets, ils refusent 
d’être assimilés à une faune hallucinée souvent obèse et déprimante, où les médecins ne sont 
pas les moins dérangés de tous. Comment ne pas crever de tristesse et de rage ? Dans un 
quotidien absurde, le sarcasme cautérise les plaies. Que va-t-il arriver à ces quatre 
personnages dérisoires comme l’humain, attachants comme la faute ? Un premier roman pareil à 
un rire dans la nuit."

Alexandra Fritz signe un premier roman original et dur. Compilation de plusieurs journaux intimes de différents personnages, il offre des points de vue et des styles différents ce qui donne à voir tout le talent de l’auteure. Lire la suite de « Alexandra Fritz : « Branques » »