Simon Johannin : « L’été des charognes » #prixorangedulivre2017

 

Il est toujours difficile pour moi de parler d’un roman dont l’univers ne m’a touchée. Celui de Simon Johannin en fait parti. Roman noir et dur, à l’oralité revendiquée, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher au style même, les ruptures syntaxiques ont eu raison de ma volonté à achever le roman.

Certain d’entre vous, crieront surement au génie littéraire, à la voix émergente, forte, marquée. Parce que oui, je n’avais jamais rien lu de pareil, et l’auteur a une voix très personnelle qui émerge.  Malheureusement, la noirceur, la violence sourde très (trop) bien rendue m’a heurtée et déconcertée.

Je suis sûre que ce roman particulier saura trouver ses lecteurs pour son originalité langagière et l’implication maximum de son auteur dans son art. On sent une nécessité d’écrire très forte. J’attends son prochain roman pour peut-être à mon tour, être conquise.

Simon Johannin, L’été des charognes, Allia, janvier 2017, 144 pages, 10 euros 

Présentation de l'éditeur : "Le soleil s’est lézardé par fragments de petites lumières orange en touchant les premières cimes, sous les feuilles des hêtres ça nous faisait presque des peaux de léopard pendant qu’on regardait le feu droit dans les flammes, puis la lumière est morte et tout le monde est parti.’’Ici c’est La Fourrière, un ‘‘village de nulle part’’ et c’est un enfant qui raconte : massacrer le chien de ‘‘la grosse conne de voisine’’, tuer le cochon avec les hommes du village, s’amuser au ‘‘jeu de l’arabe’’, rendre les coups et éviter ceux des parents.
Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l’amitié reste la grande affaire.
C’est un pays d’ogres et d’animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d’os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs.
Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s’éloigner.
D’une bagarre l’autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu’à l’adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d’une langue outrancière au plus près du rythme de l’enfance : drôle et âpre, déchirante et fiévreuse, traversée de fulgurances."
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2 commentaires sur « Simon Johannin : « L’été des charognes » #prixorangedulivre2017 »

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