Gilles Marchand :  » Un funambule sur le sable » #RL2017

Gilles Marchand pose dans ses romans un regard tendre mais réaliste sur le monde. Avec finesse et fougue, il décrit les bouleversements intimes et le combats silencieux de personnages souvent écorchés par la vie. Mais tout cela ne serait pas du Gilles Marchand sans un zeste de réalisme magique et beaucoup d’amour entres les lignes.

L’auteur s’intéresse dans ce deuxième roman à l’expression de la différence et la puissance du regard d’autrui en corrélation avec son développement personnel. Stradi est un jeune garçon qui possède depuis la naissance un violon dans la tête. N’allez pas espérer savoir comment ou pourquoi, il en est juste ainsi et l’auteur nous embarque dans le déroulé de la vie de ce jeune garçon, de sa naissance à l’âge adulte avec maestria et enthousiasme.

« A vrai dire, je me suis toujours senti comme un funambule. J’ai avancé dans cette société en prenant mille précautions. Légèrement au-dessus, un peu au-dessous ou complètement, je ne sais trop où, mais jamais en son sein. Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant. »

Ce roman d’une gaîté folle malgré une gravité constante interroge nos pratiques face aux handicaps visibles ou invisibles. Il est d’un optimisme rafraîchissant et les petites pointes d’humour viennent agréablement contrebalancées les bombes textuelles et philosophiques où l’auteur s’exprime avec un réel sens de la formule.

« Et je comprends aujourd’hui que les vrais héros ne sont pas ceux qui ont des super pouvoirs, mais ceux qui en sont dénués et qui continuent à avancer. »

Un roman que vous aurez envie de partager pour l’optimisme et les belles histoires d’amitié et d’amour qu’il renferme.

Présentation de l'éditeur : "Stradi naît avec un violon dans le crâne. 
Cette anomalie rare fait la joie des médecins, et la souffrance de ses 
parents. D'abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller 
à l'école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont 
l'effet de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. 
Mais, à ces souffrances, il va opposer chaque jour son optimisme 
invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Et 
son violon, peu à peu, va se révéler être un atout qui, s'il l'empêche 
de se concentrer sur ses devoirs, lui permet toutes sortes d'autres 
choses : rêver, espérer... voire parler aux oiseaux. Un jour, il 
rencontre l'amour en Lélie, une jeune femme déterminée qui s'éprend de 
lui. Ils vont s'aimer, se quitter, se retrouver, et faire couple. 
Jusqu'au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter 
aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien, 
attendre la mort dans l'ennui le plus total. Comment grandir sans se 
nier ? Comment s'adapter sans renoncer à soi ? Stradi devra découvrir 
qui il est, s'il est défini par son handicap, ou s'il peut lui échapper. 
Est-ce lui qui est inadapté, ou le monde qui est inadapté ?"

Gilles Marchand, Un funambule sur le sable, Aux forges de Vulcain, septembre 2017, 353 pages, 19.50 euros

Publicités

Un commentaire sur « Gilles Marchand :  » Un funambule sur le sable » #RL2017 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s