Annick Kaytesi-Jozan : « Même Dieu ne veut pas s’en mêler » #GPdeslectriceselle2018

Ce livre m’a mise mal à l’aise. Non pas par le sujet, mais par la manière dont il a été traité.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix des lectrices ELLE 2018, il a sélectionné dans la catégorie document pour le mois de janvier.
Il est difficile pour moi, de critiquer de ce livre qui est avant l’expression d’une vie de combat et de souffrance, une mémoire vive de l’Histoire dans son expression la plus horrible. J’imagine qu’il faut beaucoup de courage pour se lancer dans le témoignage de sa propre histoire. Aussi, j’aimerais juste parler des points qui ont sauvé ma lecture bien que je ne sois par parvenue à atteindre la fin du récit.

J’ai aimé les mots en langue originale en prélude aux chapitres et à l’intérieur d’eux-mêmes parfois. J’ai apprécié les accents poétiques qui me permettait de m’extraire du simple témoignage et d’une impression tenace de voyeurisme.

La dimension de transmission de l’auteure à ses enfants, de l’auteure à son lecteur est présente à chaque page. Néanmoins, l’axe employé ne m’a pas convaincue.

Une lecture à laquelle je ne m’attendais pas du tout mais dont je tiens à saluer le courage.

Présentation de l'éditeur : "En kinyarwanda, « au-revoir »se dit : 
« Prends soin de survivre à la journée ». Annick Kayitesi-Jozan a 
survécu au génocide des Tutsis en 1994, au Rwanda. Elle avait 14 ans. 
Sa mère, son petit frère, une grande partie de sa famille ont été 
massacrés. Réfugiée en France, elle apprend au qutodien à vivre avec 
les morts, et avec les siens. Désormais, elle doit répondre aux 
questions de ses enfants. Alors, elle se souvient. Elle remonte le 
temps jusqu’à la cuisine pleine de suie où, pendant les tueries, elle 
sert de bonne aux voisins qui viennent de dénoncer sa mère. Hantée, 
Annick Kayitesi-Jozan fait converser les bourreaux et les victimes, 
se télescoper les naissances et les disparitions, la mémoire et le 
présent. Sa voix singulière est portée par une écriture intime, 
poétique et poignante. Annick Kayitesi-Jozan a demandé et obtenu la 
nationalité française en 1996. Son rêve, étudier la médecine comme son 
père. Finalement ce seront les sciences politiques et la psychologie. 
Soucieuse de préserver la mémoire des siens, Annick se bat contre 
l’oubli, contre la banalisation du génocide des Tutsis et des crimes 
contre l’humanité."

Annick Kaytesi-Jozan, Même Dieu ne veut pas s’en mêler, Seuil, septembre 2017, 240 pages, 18 euros

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