Valérie Zenatti : « Dans le faisceau des vivants »

Valérie Zenatti signe un livre mi-triste mi-gai sur le lien indéfectible qui l’unit à Aharon Appelfeld, le grand écrivain israélien dont elle est la traductrice vers la langue française. Un livre entre le roman et l’essai qui questionne autant qu’il bouleverse. Nous l’avons désigné avec mes co-jurés, lauréate du Prix essai France Télévisions 2019.

A l’origine du livre, il y a la disparition de l’écrivain israélien et le vide béant qu’il laisse. les jeudis n’ont plus la même temporalité depuis lors pour Valérie Zenatti qui questionne son rapport à l’écriture, à la traduction et au livre.

« Chaque livre m’a accompagnée dans l’amour, la rupture, le ravissement, la plongée dans les eaux boueuses et claires de l’enfance. Chaque livre m’a dit quelque chose de moi, à un moment précis de mon existence, chaque livre a été une pointe de roche que je pouvais saisir pour me relever ou monter plus haut. »

Remontant le temps et la vie de d’Aharon Appelfeld, elle décide de se rentre à Czernowitz afin de rembobiner le fil d’Ariane de sa vie, de leur vie partagée par la langue.
Cette partie très lumineuse et douce donne vivre une expérience sensorielle. On goute le froid, les gâteaux aux fruits, les regards fuyants des habitants.

J’ai apprécié ce livre tendre et profond. Il m’a donné envie de rencontrer les mots de cet écrivain que je n’avais jamais lu. Merci Valérie Zenatti.

« On a tendance à considérer l’écrivain comme un être qui comprend le monde, mais il n’y comprend pas grand-chose, c’est surtout quelqu’un qui le perçoit autrement. » A. Appelfeld

Présentation de l'éditeur : "Leur relation n’était pas seulement celle d’un romancier et de sa traductrice, c’était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse.
De quoi parlaient-ils ? D’écriture, de langues, d’amour, d’animalité, d’enfance. De la terreur d’être traqué.
Ils partageaient également quelques silences.
Lorsqu’il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l’écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l’écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants."

Valérie Zenatti, Dans le faisceau des vivants, L’olivier, janvier 2019, 160 pages, 16.50 euros

2 commentaires sur « Valérie Zenatti : « Dans le faisceau des vivants » »

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