Retour sur mon expérience de jurée du Prix essai France Télévisions 2019

Après avoir lu les 6 essais de la sélection en un temps record, 15 jours très exactement, être passée par plein d’émotions lors de ces découvertes aussi éclectiques que riches, mercredi 13 mars à 12h15, je retrouve enfin mes co-jurés pour élire notre lauréat.

Après avoir montrée patte blanche lors du contrôle de sécurité à France Télévisions, je me dirige dans ce hall cathédrale, très lumineux. Bien entendu plusieurs écrans de télévisions émettent en direct les programmes du groupe, mais ce ne sont pas ces images qui m’intéressent. Je retrouve, en effet, quelques visages amis, des sourires discrets se dessinent et quelques mots sont échangés pour tromper l’appréhension et la fébrilité qui s’emparent peu à peu des présents.

Les 6 essais en lice :
- Mes vies secrètes, de Dominique Bona (Gallimard)
- Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Chollet (La Découverte)
- Nos ancêtres ne sont pas gaulois, de François Durpaire (Albin Michel)
- Réflexions sur la question antisémite, de Delphine Horvilleur (Grasset)
- L’Inconnue, de Cyril Roger-Lacan (Grasset)
- Dans le faisceau des vivants, de Valérie Zenatti (L’Olivier)

Katia Martin, chargée entre autre, de la coordination du Prix, vient à notre rencontre et nous accueille avec cette chaleur bienfaisante de ceux qui attendent des invités avec joie. Les premiers échanges ont lieu, là, dans ce grand hall, étrangement calme. Les premiers prénoms sont échangés, les premiers coups de cœur aussi. Puis il est temps de nous diriger vers les ascenseurs. Nous arrivons au 7e étage qui ressemble étrangement à une certaine idée du 7e ciel 🙂

Après quelques formalités nous prenons place autour de la jolie table dressée pour nous. Nous avons le plaisir d’être écouté(e)s par Catherine Matausch qui tient les rênes du 12/30 et du 19/20 chaque week-end sur France 3. Elle a participé à l’élaboration des sélections essais et romans et partage fidèlement l’un des deux déjeuners de délibérations avec les jurés depuis plusieurs années. A côté de moi, c’est une journaliste de Culturbox qui prend place. Elle a rédigé un article fidèle de nos échanges que vous retrouverez ici.

Tout en déjeunant, et après s’être chacun présenté, les avis se succèdent très librement sur les 6 essais de la sélection. Nous sommes rejoints par François Busnel, président des prix essai et roman de France Télévisions. Vient alors le moment du vote à bulletin secret.

Et en deux tours de scrutin,  c’est le nom de Valérie Zenatti pour Dans le faisceau des vivants qui sort du sceau à champagne ! Je suis surprise de la rapidité de l’opération et me réjouit de ce choix. Nous avons une lauréate qui a écrit un texte éminemment poétique qui porte une réflexion sur les liens qui se tissent et perdurent par delà le temps.

 

 

Retrouvez ma chronique ICI.

 

 

Nous échangeons encore avec François Busnel et parlons même du rapport d’Erik Orsenna (qui sera invité à La grande librairie le soir même). La bibliothécaire que je suis en était ravie.

Puis vient encore le tournage d’un petit teaser sur notre expérience de juré et la photo de groupe avec notre président.

Il est 15H30 et il est temps pour moi de m’éclipser. Je prends l’ascenseur jusqu’au niveau 0 et là, surprise. Le niveau 0 à France Télévisions ne correspond à la sortie mais aux plateaux télé. Profitant de ma bourde, je m’aventure dans le couloir et engage la conversation avec une personne munie d’une ceinture de pinceau et d’un grand sourire. Après avoir avoué mon ignorance et mon égarement relatif, évoqué les délibérations, cette adorable maquilleuse plein de panache m’a ouvert les portes de plusieurs plateaux donc celui 20H de France 2. C’était assez surréaliste et très instructif. J’en ai profité par la même occasion pour glaner quelques conseils de maquillages pour un casting sur fond vert (mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai bientôt).

Il est 20H et nous avons la 2e partie de notre journée qui commence ! En effet, tous les membres des jurys essai et roman ont été invité à assister à La grande Librairie. C’est donc une 2e fois pour moi ! (Vous pouvez retrouver mes impressions de la première fois, en cliquant ici.) Tout ressemble à cette première fois sauf qu’il y a en plus cette joie immense de rencontrer notre lauréate à l’issue de l’émission. Nous descendons sur le nouveau plateau, beaucoup aéré que le précédent et chaleureux. Les spectateurs sont placés en bi frontal du plateau au centre de la pièce. Il y fait moins chaud, qu’il y a 3 ans et il y a des dossiers sur les chaises du premier rang, un très bon plan quand on a comme moi des soucis de dos. Quelques raccords micro ou maquillage pour les invités qui découvrent leur place attribuée sur les canapés. Je suis installée pile en face d’Erik Orsenna (mais l’inverse est vrai aussi) dont la bonne humeur et le slam déjanté auront clairement apporté de la joie mais aussi 4 minutes de retard que la réalisatrice ne cessait de communiquer à l’animateur ! Il faut savoir que sur un direct comme celui-ci, seulement une minute de retard est tolérée. Dur dur donc quand on a comme invité un académicien aussi trublion qu’espiègle.

A l’issu de l’enregistrement, les juré(e)s posent avec tous les invités du plateau et les premiers échanges s’invitent déjà sur le plateau et dans les coulisses. Le replay de la grande librairie c’est ici !

Retour au premier étage autour d’un buffet, dans une ambiance très conviviale. J’ai pu échanger des mots avec chacun des invités et particulièrement avec Ali Zamir, le lauréat du Prix roman France Télévisions. J’ai un lien particulier avec cet auteur à la langue dansante et imagée qui assènent des vérités toute crues sous couvert de fables qui n’en sont pas. Lors des Bibliothèques idéales à Strasbourg, le 11 septembre 2016, j’ai animé sa première rencontre en France. Aujourd’hui, l’ami Ali m’a dit effectuer le même métier que moi à Montpellier et j’en suis profondément heureuse pour lui (qui m’a dit aussi passer régulièrement sur mon blog).

Je suis passée par une myriade d’émotions ce beau jour du mercredi 13 mars. Je vous engage vivement à candidater l’année prochaine pour vivre cette expérience littéraire et humaine très forte.

Je souhaite remercier mes co-jurés, François Busnel et Katia Martin pour ce moment inoubliable que nous avons partagé. Et vive la lecture !

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2 commentaires sur « Retour sur mon expérience de jurée du Prix essai France Télévisions 2019 »

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