Claire Berest : « Rien n’est noir » #RL2019

« Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur. »

L’écriture de Claire Berest a toujours eu quelque du cheval fou, des échappées, des ruptures d’allure, de gracieux et d’impétueux à la fois comme un pur-sang. « Rien n’est noir » qui s’attache  au destin juste incroyable de Frida Kahlo s’inscrit dans ce même geste et dans cette même urgence de dire l’art, la vie, la mort, la passion.

C’est l’histoire de Frida Kahlo et de Diego Rivera mise en émotions et en couleurs dans un livre construit comme la palette d’un peintre abordant toutes les nuances des couleurs primaires comme autant de parties : Bleu, Rouge, Jaune et Noir.

« Rien n’est noir » dans ce destin extraordinaire dévoué à l’art et aux passions brûlantes entre le Mexique, Paris et l’Amérique, un ogre, un médecin  et Trotsky. Si je connaissais déjà bien la vie de Frida j’ai été happée par les descriptions lumineuses et la complexité de ses rapports avec son mari. C’est aussi un hommage à une femme forte qui n’est pas sans rappeler le roman écrit avec sa soeur Anne Berest sur leur aïeule « Gabriele » que j’avais déjà tant aimé.

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. »

Un livre qui vous donnera envie de revoir leur univers pictural à tous les deux tant l’auteure les fait revivre sans jamais succomber à la tentation de la psychanalyse qu’abhorrait tant Frida.

Présentation de l'éditeur : « À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»

Claire Berest, Rien n’est noir, Stock, août 2019, 250 pages, 19.50 euros

2 commentaires sur « Claire Berest : « Rien n’est noir » #RL2019 »

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