Michel Bussi : « Code 612 Qui a tué le Petit Prince »

Michel Bussi s’attaque avec réussite à un monument mondial de la littérature : « Le Petit Prince » de Saint Exupéry. Construit comme un roman à la Agatha Christie et comme un hommage au roman qui a fêté ses 75 ans l’année dernière, les aventures de Neven et Andie, un aviateur à la retraite et une jeune et brillante journaliste entrainent le lecteur dans une enquête aussi pragmatique que poétique.

 » Le petit Prince n est pas un livre pour enfants. C’est le témoignage d’un grand poète face à la solitude de l’univers tout entier. « 

Quel est donc ce curieux Club 612 qui enquête et déploie fortunes et théories pour percer le mystère de la disparition de l’auteur philosophe ? Formé par 6 « fous » aux quatre coins du monde, « il n’avait qu’un but, ou plutôt deux pour être précis, mais qui se confondent en un seul : résoudre le mystère de la mort de Saint Exupéry, et de celle du Petit Prince. »

Et c’est donc, en position de témoin éclairé, que le lecteur assiste aux multiples péripéties de cette aventure hors norme qui nous emmène de Yaoundé à Manhattan, du Salvador aux confins de l’Ecosse, de Djeddah à Hamilton. J’ai adoré les discussions entre les deux enquêteurs, leurs analyses du texte, leurs extrapolations, leur engouement. Par ricochet, cela a enrichi ma propre lecture du Petit Prince et m’a appris plein de choses sur ce roman qui est définitivement, bien plus qu’un conte pour enfant.

 » L’essentiel n’existe que parce qu’il n’est pas encore là et attendu, ou qu’il n’est plus là, regretté, espéré. C’est seulement à travers cette absence que pour Saint Exupéry, l’univers fait sens. Sinon, tout est futile, immédiat, acheté. Accepter l’absence, le départ, la disparition, la mort, c’est comprendre la valeur des choses et la respecter. C’est un sacrifice qui n’est en rien douloureux puisque c’est grâce à lui que tout prend une importance. « 

Un moment de lecture inspirant, intriguant qui ne donne envie d’une seule chose : se replonger dans « Le Petit Prince » et renouer avec l’enfant perdu dans l’adulte que nous sommes devenu.

Présentation de l’éditeur : « Il est le livre le plus traduit au monde, après la Bible, et l’un des plus vendus, conte étrange et fascinant.
Il est l’incarnation universelle de l’enfance, petit garçon blond, mordu mortellement par un serpent…
Mais la vérité est-elle aussi simple ? S’est-on vraiment déjà posé la question : « Qui a tué le Petit Prince ? » Saint-Exupéry n’aurait-il pas dissimulé l’identité de l’assassin dans son roman, lui dont la mort, quelques mois après la parution de son livre, reste tout aussi mystérieuse ? 
Code 612. Qui a tué le Petit Prince ? passe en revue hypothèses, coupables et mobiles, pour enfin révéler la vérité stupéfiante sur le secret de Saint-Exupéry, et de son double de papier.
Si vous décidez de la croire…« 

Michel Bussi, Code 612 Qui a tué le Petit Prince, Presses de la Cité, octobre 2021, 240 pages, 14,90 euros

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