Stéphanie Kalfon : « Les parapluies d’Erik Satie »

J’ai toujours aimé Erik Satie, sa musique toute en ruptures et répétitions. Stéphanie Kalfon dresse un très joli portrait de cet avant-gardiste incompris au génie musical sans précédent mais elle met aussi en lumière la vie de bohème, de sa misère aux exaltations créatrices salvatrices.

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Gilles Marchand : « Une bouche sans personne »

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Présentation de l'éditeur  : "Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l’on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d’un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d’outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l’on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l’amitié, sur l’histoire et ce que l’on décide d’en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d’un homme qui se souvient et survit – et devient l’incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire."

Gilles Marchand a été batteur dans un groupe de rock et cela se ressent dans son premier roman. Tout y est, en effet, question de rythme, d’ambiance et de subtilités linguistiques. Né en 1976 à Bordeaux, il a déjà été publié avec Dans l’attente d’une réponse favorable (24 lettres de motivation) et il a coécrit Le Roman de Bolaños avec Eric Bonnargent. Une bouche sans personne est son premier roman solo. L’histoire d’un secret, d’une blessure et de beaucoup d’amour.

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François Bugeon : « Le monde entier »

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Présentation de l'éditeur : "« Chevalier préférait aller à son travail en Mobylette quand il faisait beau, et il portait toujours le même casque, orange, sans visière. Ce jour-là, il avait sur le dos une chemise à manches courtes que le vent de la course faisait flotter autour d’un genre de bermuda. De loin, on voyait d’abord le blanc livide de ses mollets, puis son ventre laiteux que la chemise découvrait par saccades. »
Il n’y a pas de femme dans la vie de Chevalier, pas qu’on sache en tout cas. De même qu’il n’y a pas beaucoup de tendresse entre sa mère et lui. Pourtant, il n’a jamais eu l’envie d’aller s’installer ailleurs que dans ce village où il a grandi, où il aime aller pêcher dans les étangs, avec son vieux copain Ségur. Jusqu’à ce soir d’août où son chemin a croisé une voiture renversée sur le bord de la route…
Dans ce premier roman d’une grande délicatesse, François Bugeon saisit une vie au moment où elle bascule."

Francois Bugeon publie un premier roman, généreux et délicat sur la vie à la campagne, l’amitié,  les aléas du quotidien et l’entraide.

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Soirée de clôture des #68premièresfois

Initié par Charlotte Milandri, ce projet de mettre dans la lumière les premiers romans publiés, a connu sa soirée de clôture vendredi 9 décembre dans les locaux de Babelio. Un moment placé sous le signe de la rencontre littéraire avec des participants venus des quatre coins de France.

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Ali Zamir : « Anguille sous roche »

 

Présentation de l'éditeur : "Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie... Roman aussi étourdissant qu'envoûtant, qui n'est pas sans rappeler L'Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire : « On entre dans Anguille sous roche comme en eaux troubles. Je l’ai lu debout, gîtant comme un mât dans la houle, ballotté par le flux verbal de la mélopée obsédante et hypnotique d’Anguille, l’héroïne narratrice. Je me suis laissé emporter dans les flots de sa prose organique et vivante, une seule longue phrase rythmée par la nécessité et l’urgence, proche de la tradition orale. Et j’ai glissé sur les lames de sa pensée, avec ses errements, ses certitudes et ses cris de colère. […] Dans cette histoire de jeune fille pas sage, de passage, de traversée et de passeur, la voix ultramarine d’Anguille sous roche ouvre un sillon qui n’est pas près de se refermer. » (Laurent Boscq)

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Ali Zamir est né en 1987 aux Comores. Grâce à l’obtention d’une bourse, il part étudier les lettres modernes à l’Université du Caire, où il obtient un master en 2010. C’est en exil dans cette ville qu’il conçoit, entre 2009 et 2010, la première version du roman  Anguille sous roche.

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Booktube pour les médiathèques de Strasbourg #2

Bien qu’il ne me soit pas encore aisé de prendre la parole devant la caméra, je partage avec vous ce 2e booktube tourné pour les médiathèques de Strasbourg. J’espère qu’il vous donnera envie de lire !

Retrouvez également les chroniques sur mon blog :

Les mains lâchées / Anaïs Llobet
Chanson douce / Leila Slimani
Le syndrome de la vitre étoilée / Sophie Adriansen
Le garçon / Marcus Malte
Les corps fragiles / Isabelle Kauffmann

 

Gaël Faye : « Petit Pays »

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Présentation de l'éditeur : "En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père 
français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable 
quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une 
joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance 
douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement 
malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la 
guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par 
vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se 
croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…"

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Gaël Faye a d’abord rencontré les mots par la musique. Rappeur, auteur-compositeur-interprète, il publie un premier roman intimiste et très personnel Petit-Pays. Son roman a été couronné du Prix du roman FNAC.

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