Lola Lafon : « Mercy, Mary, Patty » #RL2017

Je suis rentrée dans l’univers de Lola Lafon avec son précédent roman : « La petite communiste qui ne souriait jamais » dont j’avais aimé le style et la prépondérance de l’enquête par l’auteur dans le livre. Avec ce nouvel opus, autant vous le dire toute de suite, je n’ai pas été déçue.

Fiction ou réalité ?  Héroïne révolutionnaire ou pauvre petite fille manipulée ? L’auteure revisite un fait divers sulfureux et dérangeant comme seuls les américains savent faire. En jouant sur la multiplication des voix, des temporalités, des identités, elle signe un livre addictif.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix des lectrices de ELLE 2018, il fait partie de la sélection d’octobre, catégorie « roman ».

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Astrid Manfredi : « Havre Nuit »

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Présentation de l'éditeur :" En fait, tout se passe bien. Comme dans un jeu macabre mais réglementé. Parce qu'à la fin personne ne meurt vraiment. " 
Une étudiante prend un homme en auto-stop sur une aire d'autoroute, un soir de 31 décembre, et entraîne l'inconnu dans une fête au Havre. Le lendemain, elle prend le meurtre sauvage d'une fille qu'elle avait aperçue au cours de la soirée. Quelques années plus tôt. Laszlo est inscrit à la Sorbonne. Il sèche les cours et, au bistrot, observe une étudiante penchée sur ses cours de criminologie. Laszlo est amoureux mais c'est avec d'autres filles à la peau diaphane qu'il passera ses nuits. Il n'oubliera jamais Alice, devenue inspectrice. À défaut de la posséder, il laissera sur ses scènes de crime ce que seule Alice pourra trouver."

Astrid Manfredi, auteure d’un premier roman époustouflant, La petite barbare, publie en cette rentrée d’hiver Havre Nuit. On y retrouve l’urgence de dire, la fureur de vivre et l’envie d’aimer et surtout ce style qui m’avait conquise : rugueux et poli, affûté et poétique.

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Jean-Philippe Blondel : « Mariages de saison »

mariages de saison

Présentation de l'éditeur : "Juillet 2013 en province. Comme chaque été, Corentin 
retrouve, au côté de son parrain, Yvan, son emploi saisonnier de vidéaste de mariage. 
Chargé d’accompagner les couples des premières heures de la journée la plus importante 
de leur vie jusqu’au matin suivant, il recueille leurs espoirs et leurs désillusions, 
leurs joies et leurs détresses, parfois. Mais à vingt-sept ans, il est temps de faire 
des choix, amoureux tout autant que professionnels. Corentin a devant lui cinq mariages 
et aucun enterrement pour trouver sa voie. Analyse des sentiments, amertume et plaisir, 
empathie pour les personnages... On retrouve dans Mariages de saison tout ce qui fait 
le charme des romans de Jean-Philippe Blondel."

Jean-Philippe Blondel écrit pour les adultes et la jeunesse, des histoires le plus souvent en province ou sur le rapport entre Paris et le « reste du monde ». 6h41 et Un hiver à Paris sont des romans qui m’ont particulièrement touchée pour l’authenticité et la fragilité qui se dégagent des personnages. Avec Mariages de saison, l’auteur poursuit son exploration de la liberté de choix et porte un regard doux-amer sur le mariage et ses représentations dans la société.

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Olivier Adam : « La renverse »

La renverse

Présentation de l'éditeur : " "Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissus du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. A l'instant où j'y posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit." Dans La renverse, Olivier  Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique."

Olivier Adam a publié une quinzaine romans dont beaucoup ont été adaptés au cinéma. Primé plusieurs fois et acclamé par la critique, il a su conquérir les meilleures ventes et le cœur des lecteurs avec des romans intimistes, le plus souvent recentré autour de la famille et surtout écrit à hauteur d’homme.

Il y a toujours eu quelque chose d’enfoui, de timide, qui se tapi dans les romans d’Olivier Adam. Quelque chose que l’on doit gratter, ou regarder attentivement pour en percevoir la profondeur. Ce roman n’y échappe pas et s’inscrit au plus proche des sentiments et sensations des personnages en quête de renaissance et de reconstruction.

Olivier Adam augure avec ce titre, La renverse (un phénomène maritime entre marée montante et marée descendante où les courants sont nuls) un roman prenant sur le fil, tout en tension, en attente de l’événement qui fera basculer les vents et la vie du narrateur. Et c’est réussit.

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Xavier Durringer : « Sfumato »

Sfumato

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Présentation de l'éditeur : "La vie de Raphaël est coupée en deux.
D’un côté, le vertige rock’n’roll au 1 passage de la Main d’Or. Les rapports fumeux avec ses voisins, ses histoires d’amour hallucinantes, ses nuits à s’enfermer dans le théâtre Marie Stuart, son ami Simon largué par la femme de sa vie après une semaine de vie commune, son petit frère qui cherche par tous les moyens à s’échapper en se diluant dans une petite cuillère. Et le souvenir mordant de Madeleine, fille d’un écrivain célèbre, ancienne mannequin cramée par la coke.
De l’autre, sa rencontre énigmatique avec Viktor, vieux juif russe initié, batteur de jazz et ancien conseiller à la Maison Blanche, qui lui ouvre les portes d’un univers inconnu, merveilleux et effrayant. Devant La Joconde, Viktor affirme que ce n’est pas un tableau mais une cartographie. Et que lui, Raphaël, doit retrouver l’endroit caché sous les voiles brumeux du sfumato.
Et si tout cela n’était qu’une énorme farce, un grand jeu où Raphaël se serait définitivement perdu ?
Il n’y a pas de hasard sans cause."

Xavier Durringer est dramaturge, scénariste et réalisateur. Il a créé et dirigé sa propre compagnie de théâtre pour laquelle il a écrit et mis en scène de nombreux spectacles. En 2010, il réalise le film « La Conquête », son dernier long métrage présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2011, il a aussi réalisé des séries pour la télévision dont « La source » diffusée sur France 2 en 2013. Il a publié de nombreuses pièces de théâtre. Sfumato est son premier roman.

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Delphine de Vigan : « Les heures souterraines »

les heures souterraines

Présentation de l'éditeur : Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu’au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l’attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n’ait été dit, sans raison objective, Mathilde n’a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu’elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l’attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l’immense solitude qu’elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrête. Autour d’eux s’agite un monde privé de douceur. 
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l’on risque de se perdre sans aucun bruit.

Delphine de Vigan publie un 5e roman fort et poignant sur les solitudes urbaines.

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