Carole Martinez : « Les roses fauves » #RL2020

« Je suis la gardienne d’une histoire que j’ignore et qui ne m’appartient pas. L’origine de la douleur s’est perdue, il ne reste qu’un prénom et l’héritage inquiétant et silencieux qui repose dans mon armoire. […] Et nul ne se pose jamais la question du début. Comment soigner une douleur fantôme ? »

Carole Martinez possède une voix, même à l’écrit on l’entend, profonde et souple, avec un petit grain grave plein de charme. Conteuse hors pair, elle m’enchante à chaque nouvelle sortie, me surprend et me cueille. Avec ce 4e roman, elle explore encore un peu plus les arcanes de l’imaginaire et la sensualité de l’écriture à travers le destin de femmes libres.

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Sarah Chiche : « Saturne » #RL2020

« Jusqu’à cette rencontre incompréhensible, sidérante, avec cette femme, j’ai préféré faire mine d’oublier que j’avais un jour, devant une tombe, fait la promesse d’écrire cette histoire de crépuscule d’un monde, de la fosse incurable de nos regrets, et d’une maladie mentale, la mienne, qui fut une damnation avant d’être une chance. »

Comment fait-on le deuil de quelqu’un qu’on n’a pas connu ?  C’est là tout le propos de l’entreprise d’écriture réparatrice de la psychologue et auteure Sarah Chiche. Évoquant son histoire personnelle, pour mieux généraliser la perte d’un être cher, tout en croquant avec une justesse crue les relations toxiques d’une famille en confettis, l’auteure signe un roman choc qui imprime sa trace jusque dans les plus fines particules de notre ADN.

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Olivier Norek : « Surface »

Pour la sortie de « Surface » en poche chez Pocket, il devenait essentiel que je vous parle enfin de ce livre qui m’a tant touchée tant par sa structure narrative que par son contenu.

« L’enfer reste toujours le regard que les autres portent sur nous. Comme un jugement. Le regard qui nous examine, celui qui nous empêche d’oser, celui qui nous freine, celui qui nous peine, celui qui nous fait nous aimer ou nous détester. »

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Gaëlle Nohant : « La femme révélée »

« Mais la vérité, c’est qu’il y a dans nos vies des impasses dont on ne peut s’échapper qu’en détachant des morceaux de soi. »

Entre Paris en 1950, et Chicago dans la fin des années 60, une femme éprise de liberté choisi de se réinventer au prix fort de l’exil. Eliza/Violet va alors tracer une voie artistique et humaniste dans un pays d’adoption où de ces rencontres, dont seule la vie possède le secret, vont bouleverser toute entière sa destinée. Et vous, quel prix êtes-vous prêt à payer pour votre liberté?

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Claire Berest : « Rien n’est noir » #RL2019

« Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur. »

L’écriture de Claire Berest a toujours eu quelque du cheval fou, des échappées, des ruptures d’allure, de gracieux et d’impétueux à la fois comme un pur-sang. « Rien n’est noir » qui s’attache  au destin juste incroyable de Frida Kahlo s’inscrit dans ce même geste et dans cette même urgence de dire l’art, la vie, la mort, la passion.
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Alexandra Koszelyk : « A crier dans les ruines » #RL2019

« Il est des images qu’on garde à l’abri, dans le creux de nos cicatrices. »

Ce premier roman d’Alexandra Koszelyk est un cri. Un cri d’amour. On y regrette le fatum, on y espère l’apaisement, on y cherche une réparation. Un roman d’une grande maturité stylistique au service d’une histoire poignante.

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