Conversation avec David Foenkinos

Ce vendredi 13 aura été le témoin de retrouvailles avec un auteur que j’apprécie beaucoup humainement et professionnellement. Six ans après une première interview à la médiathèque Mélanie de Pourtalès à Strasbourg, nous nous sommes retrouvés pour une conversation à la librairie Kléber qui était joyeuse et émouvante à l’image des romans de David Foenkinos.

David Foenkinos à Strasbourg

© Martine Altemaire

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Conversation avec Agnès Ledig

Samedi 12  mars à 17H30, j’ai eu le privilège de rencontrer et d’animer la conversation avec Agnès Ledig à la librairie Kléber de Strasbourg.

Agnès Ledig 12 mars 2016

© Jim Harmes

Une rencontre humaine forte et marquée par l’incroyable générosité de cette auteure qui flirte avec la 3e place du top 20 des meilleures ventes. Agnès Ledig est authentique et vraie, en profonde en empathie avec les lecteurs qui viennent la rencontrer.

Agnès Ledig

© Jim Harmes

Un mot pour chacun, une écoute particulière, un sourire, une photo et le sourire de cette auteure alsacienne se retrouve sur tous les visages!

Agnès Ledig était très attendue et a longuement dédicacé ses romans.

Agnes Ledig

© Bénédicte Junger

Je retiendrai de ce moment un très beau dialogue et une douce écoute autour des valeurs de partage, de bienveillance et de gentillesse. 

Merci Agnès Ledig!

Conversation avec Léa Wiazemsky

Mardi 30 juin à 17h, j’ai eu le plaisir de rencontrer Léa Wiazemsky dans le cadres des Conversation de la librairie Kléber.

Il est 13h30 et je la retrouve accompagnée d’Adeline et Solène, les deux jeunes stagiaires de la librairie.

Sous une chaleur écrasante nous nous dirigeons vers une institution gastronomique alsacienne. Petits plats et confidences font de ce déjeuner un moment très agréable. L’occasion de parler de lectures, chaleur et de l’heureux événement qu’attend Léa dans quelques mois.

Léa Wiazemsky est aussi douce et bienveillante que dans son roman. Je nous découvre un point commun : la gourmandise.

© Bénédicte Junger

 Cette jeune et talentueuse jeune auteure est attendue pour deux interviews avec des médias locaux. Je la rejoins vers 16H pour une visite pleine de fraîcheur de la cathédrale.

Il est ensuite l’heure de nous rendre vers la salle de conférence du Club de la Presse. Il y règne hélas une chaleur terrible mais de courageux curieux sont là pour écouter cette rencontre.

© Droits réservés

J’introduis la carrière de Léa et son métier de comédienne. Nous parlons de la genèse de son roman Le vieux qui déjeunait seul

« Je me suis inspirée de mon expérience de serveuse. Un jour, je m’ennuyais et l’histoire est venue très vite, j’ai écrit les deux chapitres d’un seul coup. »

Après une lecture émouvante du premier chapitre du roman, nous abordons entre autre le thème historique, le mode de construction du roman (un chapitre = un personnage qui s’exprime), l’interaction générationnelle entre Clara et Clément.

© Droits réservés

Dans ce roman qui sonne un comme un message d’espoir, il y a une forte présence de Charles Trenet, délicieusement romantique et nostalgique qui plane entre lignes pour le plus grand plaisir du lecteur. L’auteure est fan elle-même, et nous fait part de quelques un de ses souvenirs avec « le fou chantant ».

Cette rencontre était un très joli moment. Cette jeune et talentueuse auteure a déjà des projets littéraires et se verrait bien participer à adaptation de son roman en long métrage si le projet voit le jour. C’est tout le mal que je lui souhaite car je ne doute pas un seul instant de la dimension cinématographique de son premier roman.

© Bénédicte Junger

Conversation avec Fanny Mentré à la librairie Kléber

Samedi 30 mai à 15H30, j’ai animé une conversation à la librairie Kléber avec Fanny Mentré, auteure d’un premier roman Journal d’une inconnue.

Journal d'une inconnue

© Droits réservés

Je retrouve Fanny une petite heure avant la rencontre afin de sélectionner les passages qui seront lus par deux comédiens Xavier Boulanger et Muriel Inès Amat.

J’apprends alors que c’est sa première rencontre et cela me fait repenser à ma première interview, c’était le 15 mars 2009 avec Delphine de Vigan. 15H35, la rencontre commence par la genèse du roman, sa construction par lignes.

Fanny Mentré & Bénédicte Junger

© Droits réservés

« Je voulais tirer des fils de vie »

La rencontre est émaillée de lectures qui donnent du peps à notre échange et surtout donnent à entendre l’incroyable talent de dialoguiste de Fanny Mentré. L’alternance dans le roman entre passages réflexifs et dialogues donne du relief et de l’élan au texte.

Lecture

© Droits réservés

« Ce n’est pas un roman avec un seul point de vue. Je voulais de la complémentarité. »

Fanny Mentré en dédicace

Librairie Kléber

Fanny Mentré explique que pour elle, il est inconcevable de ne pas aborder plusieurs points de vue. Elle n’a pas écrit un roman que sur les femmes, la dimension est plus universelle et mets en lumière ces moments de choix et de bascules dans une vie.

Fanny Mentré

J’ai passé un excellent moment autour de ce livre qui a le mérite d’être vif et tendre, sans romantisme, ni pathos.

J’ai hâte de lire son prochain roman en cours d’écriture qui aura entre autre, la forme de lettres d’amour. Mais dans l’univers de Fanny Mentré, l’amour est tout sauf un long fleuve tranquille, il va falloir s’attendre à quelque chose d’un peu rock & roll.

© Droits réservés

Conversation avec Muriel Barbery à la librairie Kléber

Muriel Barbery était l’invitée très attendue de la librairie Kléber de Strasbourg, ce mercredi 15 avril à 17H, pour son dernier roman « La vie des elfes ».  (voir ma chronique ici.)

Son roman explore la vie des elfes et plus particulièrement la vie de deux fillettes, Maria et Clara. Elles ont chacune une sensibilité exacerbée. Maria communique avec les bêtes, la nature et les pierres, Clara joue divinement du piano et transmet des émotions inimaginables à son auditoire. Éloignées géographiquement, mais reliées intimement, elles auront pour mission d’éviter une guerre entres les elfes et la bêtise humaine. Maria appartient et incarne le monde de la Terre, Clara celui de la musique.

Je la rejoins vers 14H, devant la librairie. Je suis profondément honorée d’assurer cette interview à venir. Pour l’heure, direction une petite brasserie alsacienne, en compagnie d’Alexis, chargé des acquisitions en littérature française, et d’Adeline et Solène, deux pétillantes stagiaires.

Intimidée, je dois bien le reconnaitre, par cette auteure dont j’ai apprécié les romans, le déjeuner parait cependant intemporel et d’une simplicité presque déconcertante, mais tellement agréable. Autour de cette jolie table aux mets alsaciens, de stimulantes et douces discussions, sur les voyages, le Japon, les insectes et surtout le devenir du livre et des librairies indépendantes, émaillent ce délicieux moment.

L’après-midi se poursuivra en tête à tête, avec nos lunettes de soleil bien chaussées et un moment de détente en terrasse où des mots très précieux m’ont été confiée.

Il est presque 17h, et après un court passage dans les bureaux de la librairie et une photo souvenir, la rencontre peut enfin avoir lieu.

Muriel Barbery et Bénédicte Junger © Droits réservés

Muriel Barbery fait partie de ces auteurs qui souhaitent rester en dehors du système de promotion outrancier des auteurs plus que de leurs livres eux-mêmes. Elle se fait rare, mais accepte les portraits et les radios. Elle ne va jamais à la télévision et ne parle jamais de ce qui n’a pas de rapport avec l’écriture. En revanche, elle privilégie toujours les librairies, comme lieu de rencontre avec les lecteurs.

« L’important c’est les lecteurs »

Muriel Barbery et Bénédicte Junger à la librairie Kléber© Droits réservés

L’auteur évoque ses sources d’inspirations japonaises (tant le lieu que des écrits). Elle évoque un lien particulier à la peinture, à la nature qui fait appel à des souvenirs d’enfance. Muriel Barbery explique que le passage de la 1ère personne à la 3e personne a ouvert des perspectives de narration et que ce nouveau style s’est imposé naturellement mais a nécessité un long travail. A l’écouter, on se rend compte à quel point elle ressent un attachement aux gens, au travail de la Terre et se questionne profondément sur le sens de la vie et la prépondérance de l’image dans notre société.

Muriel Barbery dédicace à la LibrairieKléber© Bénédicte Junger

La séance de dédicace avec les lecteurs a été un très joli moment. De francs et jolis sourires se sont épanouis sur beaucoup de visages et même jusqu’à toute l’équipe de la librairie Kléber. Muriel Barbery est ensuite repartie comme elle était arrivée, dans la simplicité et l’écoute. Deux belles qualités qui se font pourtant bien rares. Ce moment restera comme une de mes plus jolies rencontres d’auteur.

 Muriel Barbery et l'équipe de la librairie Kléber© Bénédicte Junger