Romain Puértolas : « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »

la petite fille

Présentation de l'éditeur : "« Chaque seconde qui passait était une seconde de vie perdue pour Zahera. Car la maladie progressait à pas d’ogre et l’hôpital, là-bas, n’avait pas les moyens techniques de s’en occuper. La petite fille ne devait donc son salut qu'à sa volonté de fer, et à l’espoir, maintenant, que sa maman vienne la chercher au plus vite. » R. P.
Alors que la jeune et jolie factrice parisienne Providence Dupois s’apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu’elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l’ensemble du trafic aérien européen. D’aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L’amour donne des ailes. Êtes-vous prêt à vous envoler ?"

Romain Puértolas c’est le jeune romancier quarantenaire qui a percé le marché littéraire comme une fusée avec L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Son deuxième roman m’a cependant décontenancée quant à la qualité de l’écriture alors que j’étais plus que favorable à propos du dernier paru Re-vive l’empereur.

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Jour 12 : Véronique Ovaldé : « Le sommeil des poissons »

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le sommeil des poissons

Présentation de l'éditeur : " Tout en haut du mont Tonnerre, dans un drôle de village peuplé de femmes, l’une d’entre elles, la mano triste, attend patiemment dans sa maison à courants d'air. Elle attend les hommes qui remontent du fleuve à chaque saison douce, et surtout Jo géant, avec son cœur tout miel… Un voyage aux airs de conte, doux et inquiétant."

Le sommeil des poissons est le premier roman de Véronique Ovaldé publié en 2000. Elle est notamment l’auteur de Ce que je sais de Vera Candida et La Grâce des brigands.
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Jour 3 : Haruki Murakami : « Kafka sur le rivage »

avent

kafka sur le rivage

Présentation de l'éditeur : "Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus, un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et encore bien d'autres choses... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité."

Haruki Murakami est un auteur japonais traduit partout dans le monde. Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires internationales. Il mêle dans ses romans avec beaucoup de délicatesse les mythologies occidentales et les croyances orientales. Il signe une oeuvre originale et particulière qui enchante par son originalité.

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Haruki Murakami : « L’étrange bibliothèque »

L'étrange bibliothèque

Présentation de l'éditeur : "Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en image par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik, qui restitue à merveille l'inquiétante étrangeté de l'univers du maître.
Je m'assis sur le lit, m'enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j'étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !
« Dites-moi, M. l'homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m'aspirer le cerveau ?
– Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe. »"

Haruki Murakami est un auteur japonais traduit partout dans le monde. Il a reçu de nombreuses distinctions littéraires internationales. Il mêle dans ses romans avec beaucoup de délicatesse les mythologies occidentales et les croyances orientales. Il signe une oeuvre originale et particulière qui enchante par son originalité.

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Carole Martinez : « La terre qui penche »

La terre qui penche

Présentation de l'éditeur : Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. 
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. 
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

Carole Martinez publie un troisième roman après un long silence. Dans une interview donnée à LivresHebdo, elle explique que le temps n’a pas même pas la valeur en littérature. Ce roman s’inscrit dans le projet de cinq romans attachés à un même lieu au fil des siècles : le château des Murmures. Le premier opus Le domaine des murmures dresse le portait d’Esclarmonde, une jeune recluse un peu révolutionnaire et ayant soif de liberté.

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Muriel Barbery : « La vie des elfes »

Muriel Barbery la vie des elfes

Présentation de l'éditeur : Histoire de Maria et Clara, qui rencontrèrent les elfes.

Muriel Barbery porte un nom qui vous dit forcément quelque chose. Souvenez-vous, c’était en 2006, « L’élégance du hérisson » s’imposait dans les meilleures ventes, grâce à sa simplicité et ses personnages touchants : Renée, Paloma et le vieux monsieur japonais. Prix des libraires en 2007, il n’en fallait pas plus pour que l’auteur vende 6 millions d’exemplaires en France. Il a été adapté au cinéma en 2009 par Mona Achache, avec dans le rôle de la concierge, Josiane Balasko.

« Savez-vous ce que c’est qu’un rêve ? Ce n’est pas une chimère engendrée de notre désir mais une autre voie par laquelle nous absorbons la substance du monde et accédons à la même vérité que celle que dévoilent les brumes, en celant le visible et en dévoilant l’invisible. »

« La vie des elfes » est un roman totalement différent de ses deux précédentes publications. Muriel Barbery ouvre ici le monde du sensible, de la magie et donc, des elfes. Tissant de manière croisée, le destin de deux enfants, Maria, la bourguignonne, Clara, l’italienne, elle rend un éloge à la nature qui frissonne, qui se respire.

« Et puis il y avait dans l’air comme une langueur, un soupir paresseux, une quiète certitude que les choses ne finiraient jamais, et si les hommes travaillaient comme à l’accoutumée, sans relâche et sans plainte, ils jouissaient secrètement de cet interminable automne qui leur disait de ne pas oublier d’aimer. »

Deux jeunes filles qui vont tenter de sauver le monde sensible des pierres et de la montagne. L’invisible pour les yeux mais pas pour le coeur. Le roman retrace toute cette longue rencontre entre elles, sous l’oeil bienveillant non seulement des elfes, mais de leurs familles adoptives qui participent à leur éveil aux choses de la nature. Le dialogue entre le profane, le sacré et le magique saura toucher autant le lecteur novice que le lecteur connaisseur et averti sur la question.
L’auteur adopte un style lyrique aux phrases longues et stylisées qui réclame une rupture avec nos habitudes de lecture. Il est essentiel de prendre le temps de s’imprégner de l’ambiance, de se laisser gagner par le tempo, entre l’adagio et le forte , de ce beau roman aux accents de magie.

Muriel Barbery, La Vie des elfes, Gallimard, mars 2015, 304 pages, 19,50 euros