Marine Westphal : « La téméraire »

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Présentation de l'éditeur : "Pour le rendez-vous elle avait colorié sa bouche de coquelicot en tube, poudré ses pommettes, la totale. Elle apprendra que son rouge avait bavé sur ses incisives, ravageant son sourire un brin carnassier. Bartolomeo avait trouvé Sali jolie quoiqu’un peu ridicule, elle avait quelque chose d’une tasse de porcelaine mal rangée, au bord de la chute, en détresse. »
Sali, Bartolomeo. Un amour qui dure depuis trente ans. Mais un grain de sable enraye tout : sur les sentiers des Pyrénées, Bartolomeo est victime d’un AVC. Comment l’accompagner ? Comment croire à l’avenir ? Contre l’accident fatal, il reste un seul ressort : la volonté d’une femme, qui décide de réenchanter les derniers instants de son mari. La téméraire est un texte bouleversant qui embrasse la maladie dans une danse grave et généreuse."

Marine Westphal a 26 ans, elle est infirmière. Lauréate du concours Georges Sand pour une nouvelle, elle publie un premier roman qui résonne comme un cri d’amour et de vie.

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Valentine Goby : « Un paquebot dans les arbres » #MRL16

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Présentation de l'éditeur : "Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres."

Dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, j’ai reçu le 12e roman de Valentine Goby. Merci à Price Minister !

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Alexandra Fritz : « Branques »

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Présentation de l'éditeur : "Voici la chronique de deux filles et deux garçons internés dans 
un hôpital psychiatrique. Jeanne, qui y tient son journal, tente de comprendre son basculement 
dans « l’anormal » et de disséquer à vif les raisons de son amputation de liberté. Rageuse, 
pugnace, elle a pour compagnons de « branquerie », comme elle dit, Tête d’Ail, Isis et Frisco. 
L’un obsédé sexuel, l’autre pédante philosophe, tous transpercés par le désir amoureux autant 
que par la solitude, par des idéaux de justice comme par  des pulsions suicidaires. A très 
exactement parler, ils en bavent. Avalant des gouttes et digérant des cachets, ils refusent 
d’être assimilés à une faune hallucinée souvent obèse et déprimante, où les médecins ne sont 
pas les moins dérangés de tous. Comment ne pas crever de tristesse et de rage ? Dans un 
quotidien absurde, le sarcasme cautérise les plaies. Que va-t-il arriver à ces quatre 
personnages dérisoires comme l’humain, attachants comme la faute ? Un premier roman pareil à 
un rire dans la nuit."

Alexandra Fritz signe un premier roman original et dur. Compilation de plusieurs journaux intimes de différents personnages, il offre des points de vue et des styles différents ce qui donne à voir tout le talent de l’auteure. Lire la suite de « Alexandra Fritz : « Branques » »

Romain Puértolas : « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »

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Présentation de l'éditeur : "« Chaque seconde qui passait était une seconde de vie perdue pour Zahera. Car la maladie progressait à pas d’ogre et l’hôpital, là-bas, n’avait pas les moyens techniques de s’en occuper. La petite fille ne devait donc son salut qu'à sa volonté de fer, et à l’espoir, maintenant, que sa maman vienne la chercher au plus vite. » R. P.
Alors que la jeune et jolie factrice parisienne Providence Dupois s’apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu’elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l’ensemble du trafic aérien européen. D’aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L’amour donne des ailes. Êtes-vous prêt à vous envoler ?"

Romain Puértolas c’est le jeune romancier quarantenaire qui a percé le marché littéraire comme une fusée avec L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Son deuxième roman m’a cependant décontenancée quant à la qualité de l’écriture alors que j’étais plus que favorable à propos du dernier paru Re-vive l’empereur.

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Jour 18 : Paolo Giordanio : « La solitude des nombres premiers »

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La solitude des nombres premiers

Présentation de l'éditeur : "Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l’adolescence à l’âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s’effleurer et de s’éloigner dans l’effort d’effacer les obstacles qui les séparent."

Paolo Giordano est un écrivain italien contemporain. La solitude des nombres premiers est son premier roman pour lequel il a reçu le prix Campiello « première œuvre » et le prix Strega : à 26 ans, il devient le plus jeune auteur à avoir été couronné pour ce prix important de la littérature italienne.

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Caroline Vié : « Dépendance day »

9782709646680-G

Présentation de l'éditeur: 
« Je me laisse tomber sur un banc, le souffle court. Je ne sais plus où je suis. À Paris. Dans une rue. Elles se ressemblent toutes. J’ai rendez-vous. Je suis perdue. Je tente de me calmer. La respiration abdominale n’a pas été inventée pour les caniches, comme dirait ma copine Véronique. Inspirer. Expirer. Je me répète la date, mon nom, celui de mon mari, de ma meilleure amie et du président de la République. Commence à m’apaiser.
 Ce n’est pas pour aujourd’hui. Ça n’a pas encore commencé. Je me suis juste égarée. Non, ce n’est pas pour maintenant. La malédiction qui a abattu ma grand-mère et ma mère ne m’a pas encore frappée. »

Entre souvenirs, envie de vie et d’avenir, « Dépendance Day » aborde la douloureuse question de l’oubli. L’oubli, non pas salvateur au doux nom de résilience, mais celui plus terrible, aux accents dur et menaçant d’Alzheimer.

« Pendant qu’on vivait sans se préoccuper de rien, en se souciant de tout, la porte du possible s’est doucement refermée sans même grincer pour nous en informer. Ne demeure plus alors que la régression dans l’espoir de mettre le pied dans l’embrasure, d’ouvrir de nouveau la boîte à délices. »

3 femmes, 3 vies, 3 destins et 3 formes d’oubli. Avec justesse, finesse et beaucoup d’humour pour désamorcer le tragique du quotidien de la fin de vie, Caroline Vié raconte sans concession, l’histoire de trois Parques : modernes et lionnes, déjantées et touchantes. Un roman sur la fin de vie, la fin de soi, les illusions, les petites victoires et l’amour.

Caroline Vié, Dépendance Day, Editions JC Lattès, Février 2015, 150 pages, 17 euros