Brit Bennett : « Le coeur battant de nos mères » #rl2017

Brit Bennett offre un récit entre le roman d’apprentissage et le roman social. Fort de personnages torturés, marqués par les inégalités sociales et les aléas de la vie, « Le coeur battant de nos mères » raconte à la manière d’un choeur antique, l’histoire chaotique d’un premier amour dans une Amérique puritaine, raciste et conservatrice.

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Sophie Lemp : « Leur séparation » #RL2017

Les romans de Sophie Lemp sont à fleur de mots.
Son premier roman, « Le fil » m’a conquise par son élégance fragile, sa délicatesse surannée. Avec ce nouveau roman, elle poursuit l’exploration de l’intime à résonance universelle en évoquant le divorce de ses parents. Magistral.

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Cécile Coulon : « Trois saisons d’orage » #prixorangedulivre2017

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Présentation de l’éditeur :  » « Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. » Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. « 

J’ai pu lire ce roman grâce à lecteurs.com et ma chronique a été publiée initialement sur ce site.

Cécile Coulon, la plus prometteuse des jeunes auteurs français, publie un 6e roman où liens familiaux et magnétisme des Trois-Gueules tissent une fresque originale entre roman naturaliste et roman de moeurs.

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Marcus Malte : « Le garçon »

Le garçon

clubdesexplorateurs

Présentation de l'éditeur : "Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un 
être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne 
connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se 
met en chemin – d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek 
l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec 
Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon 
commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre 
de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme 
de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de 
quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon 
est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du 
monde."

Marcus Malte s’est illustré en écrivant des romans policiers et des nouvelles. Son dernier livre, un roman dense et puissant est une réussite.

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Sophie Adriansen : « Le syndrome de la vitre étoilée »

le syndrome de la vitre étoilée

Présentation de l'éditeur :  
« – Alors, cette soirée ?
Je n’ose pas regarder Guillaume.
– Maeva est enceinte.
Mon ventre à moi n’est gonflé que de bière. Fausse, de surcroît. » 
Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. 
Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur 
cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant.
Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils 
« bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De 
bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ?
Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour 
nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence.
Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend 
la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre."

Après avoir publié plusieurs romans en littérature générale et pour la jeunesse, Sophie Adriansen revient avec un roman hybride à mi chemin entre le journal intime et le puzzle littéraire. Journal de bord des interrogations d’une jeune femme et de son désir d’enfant, ce roman possède le punch de la bille de flipper auquel fait référence le très beau titre.

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Olivier Bourdeaut : « En attendant Bojangles »

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Présentation de l'éditeur : "Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom."

Olivier Bourdeaut est né en 1980 (excellente année!). Après plusieurs emplois, il se met enfin à écrire son premier roman bercé par ses nombreuses lectures. L’univers si particulier de cet enchanteur du quotidien est sûrement la chose qui frappe le plus dès les premières lignes.

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