Léa Wiazemsky : « Le bruit du silence »

Léa Wiazemsky est une jeune auteure dont le premier roman Le vieux qui déjeunait seul m’avait émue et surprise par sa maîtrise narrative. Chez Léa, point de grande démonstration littéraire, de phrases grandiloquentes mais il y a cette justesse du mot qui permet d’approcher au plus près de l’intime de ses personnages.

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Antoine Bello : « L’homme qui s’envola »

Antoine Bello a publié 7 romans dont la trilogie « Les falsificateurs ». Son œuvre s’inscrit fortement dans un monde actuel où il passe à la loupe l’équation entre progrès et développement personnel.

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Christophe Ono-Dit-Biot : « Croire au merveilleux »

Christophe Ono-Dit-Biot est journaliste et écrivain mais il aime surtout la mythologie grecque, à laquelle il rend un hommage appuyé dans ce roman. Après la merveilleuse histoire d’amour de Plonger, l’auteur nous invite à la rencontre de César, son double littéraire.

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Cécile Coulon : « Trois saisons d’orage » #prixorangedulivre2017

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Présentation de l’éditeur :  » « Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. » Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. « 

J’ai pu lire ce roman grâce à lecteurs.com et ma chronique a été publiée initialement sur ce site.

Cécile Coulon, la plus prometteuse des jeunes auteurs français, publie un 6e roman où liens familiaux et magnétisme des Trois-Gueules tissent une fresque originale entre roman naturaliste et roman de moeurs.

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Agnès Ledig : « On regrettera plus tard »

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Présentation de l'éditeur : "Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ?"

Le premier roman d’Agnès Ledig, Marie d’en haut, a été révélé par le coup de cœur des lectrices du Prix Femme Actuelle. Deux best-sellers plus tard, après Juste avant le bonheur et Pars avec lui l’auteure alsacienne revient avec un roman sensible et touchant sur l’amour et ses chemins traverses, sur l’incroyable aventure de la vie.

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Olivier Bourdeaut : « En attendant Bojangles »

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Présentation de l'éditeur : "Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom."

Olivier Bourdeaut est né en 1980 (excellente année!). Après plusieurs emplois, il se met enfin à écrire son premier roman bercé par ses nombreuses lectures. L’univers si particulier de cet enchanteur du quotidien est sûrement la chose qui frappe le plus dès les premières lignes.

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Olivier Adam : « La renverse »

La renverse

Présentation de l'éditeur : " "Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissus du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. A l'instant où j'y posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit." Dans La renverse, Olivier  Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique."

Olivier Adam a publié une quinzaine romans dont beaucoup ont été adaptés au cinéma. Primé plusieurs fois et acclamé par la critique, il a su conquérir les meilleures ventes et le cœur des lecteurs avec des romans intimistes, le plus souvent recentré autour de la famille et surtout écrit à hauteur d’homme.

Il y a toujours eu quelque chose d’enfoui, de timide, qui se tapi dans les romans d’Olivier Adam. Quelque chose que l’on doit gratter, ou regarder attentivement pour en percevoir la profondeur. Ce roman n’y échappe pas et s’inscrit au plus proche des sentiments et sensations des personnages en quête de renaissance et de reconstruction.

Olivier Adam augure avec ce titre, La renverse (un phénomène maritime entre marée montante et marée descendante où les courants sont nuls) un roman prenant sur le fil, tout en tension, en attente de l’événement qui fera basculer les vents et la vie du narrateur. Et c’est réussit.

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