Simon Johannin : « L’été des charognes » #prixorangedulivre2017

 

Il est toujours difficile pour moi de parler d’un roman dont l’univers ne m’a touchée. Celui de Simon Johannin en fait parti. Roman noir et dur, à l’oralité revendiquée, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher au style même, les ruptures syntaxiques ont eu raison de ma volonté à achever le roman.

Lire la suite de « Simon Johannin : « L’été des charognes » #prixorangedulivre2017″

Marine Westphal : « La téméraire »

la-temeraire

Présentation de l'éditeur : "Pour le rendez-vous elle avait colorié sa bouche de coquelicot en tube, poudré ses pommettes, la totale. Elle apprendra que son rouge avait bavé sur ses incisives, ravageant son sourire un brin carnassier. Bartolomeo avait trouvé Sali jolie quoiqu’un peu ridicule, elle avait quelque chose d’une tasse de porcelaine mal rangée, au bord de la chute, en détresse. »
Sali, Bartolomeo. Un amour qui dure depuis trente ans. Mais un grain de sable enraye tout : sur les sentiers des Pyrénées, Bartolomeo est victime d’un AVC. Comment l’accompagner ? Comment croire à l’avenir ? Contre l’accident fatal, il reste un seul ressort : la volonté d’une femme, qui décide de réenchanter les derniers instants de son mari. La téméraire est un texte bouleversant qui embrasse la maladie dans une danse grave et généreuse."

Marine Westphal a 26 ans, elle est infirmière. Lauréate du concours Georges Sand pour une nouvelle, elle publie un premier roman qui résonne comme un cri d’amour et de vie.

Lire la suite de « Marine Westphal : « La téméraire » »

Sophie Lemp : « Le fil »

sophie-lemp-le-fil

Présentation de l'éditeur : "La narratrice trouve trois carnets qui lui sont destinés alors qu'elle 
vide l'appartement de sa grand-mère. Cette dernière a relaté durant 25 ans leurs mercredis, leurs 
vacances, leurs échanges quotidiens. La jeune femme prend la plume à son tour pour faire le portrait 
de sa grand-mère."

Sophie Lemp a été comédienne, elle est désormais adaptatrice et auteure à France Culture. Si elle apprivoise les mots des autres, elle ordonne aussi joliment les siens dans ce premier roman Le fil.

Lire la suite de « Sophie Lemp : « Le fil » »

Gilles Marchand : « Une bouche sans personne »

cvt_une-bouche-sans-personne_102

Présentation de l'éditeur  : "Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l’on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d’un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d’outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l’on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l’amitié, sur l’histoire et ce que l’on décide d’en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d’un homme qui se souvient et survit – et devient l’incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire."

Gilles Marchand a été batteur dans un groupe de rock et cela se ressent dans son premier roman. Tout y est, en effet, question de rythme, d’ambiance et de subtilités linguistiques. Né en 1976 à Bordeaux, il a déjà été publié avec Dans l’attente d’une réponse favorable (24 lettres de motivation) et il a coécrit Le Roman de Bolaños avec Eric Bonnargent. Une bouche sans personne est son premier roman solo. L’histoire d’un secret, d’une blessure et de beaucoup d’amour.

Lire la suite de « Gilles Marchand : « Une bouche sans personne » »

François Bugeon : « Le monde entier »

le-monde-entier

Présentation de l'éditeur : "« Chevalier préférait aller à son travail en Mobylette quand il faisait beau, et il portait toujours le même casque, orange, sans visière. Ce jour-là, il avait sur le dos une chemise à manches courtes que le vent de la course faisait flotter autour d’un genre de bermuda. De loin, on voyait d’abord le blanc livide de ses mollets, puis son ventre laiteux que la chemise découvrait par saccades. »
Il n’y a pas de femme dans la vie de Chevalier, pas qu’on sache en tout cas. De même qu’il n’y a pas beaucoup de tendresse entre sa mère et lui. Pourtant, il n’a jamais eu l’envie d’aller s’installer ailleurs que dans ce village où il a grandi, où il aime aller pêcher dans les étangs, avec son vieux copain Ségur. Jusqu’à ce soir d’août où son chemin a croisé une voiture renversée sur le bord de la route…
Dans ce premier roman d’une grande délicatesse, François Bugeon saisit une vie au moment où elle bascule."

Francois Bugeon publie un premier roman, généreux et délicat sur la vie à la campagne, l’amitié,  les aléas du quotidien et l’entraide.

Lire la suite de « François Bugeon : « Le monde entier » »

Soirée de clôture des #68premièresfois

Initié par Charlotte Milandri, ce projet de mettre dans la lumière les premiers romans publiés, a connu sa soirée de clôture vendredi 9 décembre dans les locaux de Babelio. Un moment placé sous le signe de la rencontre littéraire avec des participants venus des quatre coins de France.

68 (2)

Lire la suite de « Soirée de clôture des #68premièresfois »

Ali Zamir : « Anguille sous roche »

 

Présentation de l'éditeur : "Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie... Roman aussi étourdissant qu'envoûtant, qui n'est pas sans rappeler L'Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire : « On entre dans Anguille sous roche comme en eaux troubles. Je l’ai lu debout, gîtant comme un mât dans la houle, ballotté par le flux verbal de la mélopée obsédante et hypnotique d’Anguille, l’héroïne narratrice. Je me suis laissé emporter dans les flots de sa prose organique et vivante, une seule longue phrase rythmée par la nécessité et l’urgence, proche de la tradition orale. Et j’ai glissé sur les lames de sa pensée, avec ses errements, ses certitudes et ses cris de colère. […] Dans cette histoire de jeune fille pas sage, de passage, de traversée et de passeur, la voix ultramarine d’Anguille sous roche ouvre un sillon qui n’est pas près de se refermer. » (Laurent Boscq)

68 (2)

Ali Zamir est né en 1987 aux Comores. Grâce à l’obtention d’une bourse, il part étudier les lettres modernes à l’Université du Caire, où il obtient un master en 2010. C’est en exil dans cette ville qu’il conçoit, entre 2009 et 2010, la première version du roman  Anguille sous roche.

Lire la suite de « Ali Zamir : « Anguille sous roche » »