Sébastien Spitzer :  » Ces rêves qu’on piétine » #RL2017

Des rêves ? Qui n’en chérit pas quelques-uns ? Dans ce roman, il y a les rêves d’un père qui attend un signe de sa fille, ceux d’une jeune-femme qui veut exister aux cotés des puissants, ceux d’un homme qui a faim, d’une mère qui protège sa fille et ceux d’un auteur qui espère un monde plus humain.

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Gaëlle Nohant : « Légende d’un dormeur éveillé » #RL2017

Si vous ne connaissiez de Robert Desnos que le poème « Une fourmi de 18 mètres » appris dans l’enfance, ce roman va vous ouvrir la porte d’une personnalité attachante et rétablir une terrible lacune. Tour à tour drôle ou grave, mais résolument optimiste, le « dormeur éveillé », qui désigne aussi bien le poète que le titre du roman, porte un regard franc et émerveillé sur le Paris des Surréalistes de 1920 à l’occupation.

S’emparer d’une personnalité littéraire n’est pas un exercice facile. Ici, nous sommes face à une création dont l’authenticité de la démarche irradie chaque page d’une saine admiration et d’une authentique bienveillance. Préparez-vous à être conquis(e)s.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix des lectrices de ELLE 2018, il fait partie de la sélection d’octobre, catégorie « roman ».

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Louis-Philippe Dalembert : « Avant que les ombres s’effacent » #prixorangedulivre2017

Louis-Philippe Dalembert n’en est pas à son coup d’essai. Romancier et poète, magicien des mots, il publie un roman touchant à la voix particulière et envoûtante.

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Jour 7 : Léa Wiazemsky : « Le vieux qui déjeunait seul »

avent

léa wiazemsky

Présentation de l'éditeur : "Clara, une jeune et jolie serveuse de vingt-sept ans, se prend d’affection pour un vieux monsieur dont elle ne sait rien sinon que, 
dans le restaurant où elle travaille, chaque lundi, invariablement, il déjeune à 
la même table et commande le même plat. Elle est loin de se douter qu’elle-même a piqué la curiosité de cet homme éprouvé par la vie. Derrière la gentillesse et 
l’éternelle bonne humeur de la jeune femme, ce vieil habitué a décelé une blessure secrète. Et pour cause : accablée par le poids des actes d’un ancêtre, Clara 
s’interdit d’être heureuse. Mais au fil des conversations avec Clément, ce 
grand-père qu’elle se choisit, le contexte historique va refaire surface et 
changer sa vie."

Léa Wiazemsky signe un premier roman choral, émouvant et tendre sur la rencontre de deux générations.

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Emilie Frèche : « Un homme dangereux »

un homme dangereux

Présentation de l'éditeur : « – Maintenant que tu as vraiment quitté ton mari, on va pouvoir parler. Je veux que tu deviennes ma femme. Je t’aime, je veux vivre avec toi, mais avant, il faut que tu laisses tes enfants.
– Pardon ?
– Je suis sérieux. Il faut que tu les laisses à leur père, je te dis ça pour leur bien. Elles seront très heureuses avec lui ; ils partiront vivre en Israël, ce sera beaucoup plus simple, et tu iras leur rendre visite pour les vacances.
– T’es complètement malade.
– Tu sais bien que non, puisque c’est comme ça que ça va se terminer pour les juifs de France. Sept mille juifs sont partis rien que cette année, c’est moi qui l’invente ? Bientôt, il n’y aura plus de juifs en France. Plus un seul juif. Tu te rends compte, un peu ? Le grand rêve de Vichy réalisé par des Merah, des Nemmouche, des Kouachi. Que des petits enfants de bicots qu’on a fait venir du bled pour assembler des boulons, et qui feront mieux que les idéologues du Troisième Reich, sans même avoir besoin de vous mettre dans des trains. Tout ça simplement en jouant avec votre peur. Quelle intelligence ! Quelle économie, surtout. La France nettoyée pour pas un rond. »

Emilie Frèche est une auteure pour adulte et la jeunesse, elle écrit aussi des scénarios. Toujours très inspirés de sa vie personnelle, ses romans abordent la question de l’identité, la difficulté des rapports familiaux et amoureux.

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Séverine Werba : « Appartenir »

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Présentation de l'éditeur : "De la guerre, de la déportation et de la mort de ses proches, Boris, le grand-père de la narratrice, n’a jamais parlé, et ses enfants et petits-enfants ont respecté son silence. Pourtant chacun savait. Mais dans l’appartement du 30, rue de Leningrad, que tout le monde appelait «le 30», le sujet n’était jamais évoqué. Et puis Boris est mort. La jeune femme a vécu un moment au 30, en attendant que l’appartement soit vendu, elle avait vingt ans et la vie devant elle, et elle a cédé à une bibliothèque les livres en hébreu et en yiddish de son grand-père. Plus personne ne parlait ces langues dans la famille. Ce n’est que dix ans plus tard, au moment de devenir mère, que s’est imposé à elle le besoin de combler ce vide et de reprendre le récit familial là où il avait été interrompu. Dans la furie de la guerre. Moins pour reconstituer le drame que pour réinventer des vies. Retrouver les rues de Paris autrefois populaires vivaient Rosa, la sœur de Boris, avec sa fille Lena, déportées en 1942 ; voir ce village lointain d’où son grand-père est parti pour se créer un avenir qu’il espérait meilleur, entendre couler cette rivière d’Ukraine sur laquelle, enfant, il patinait l’hiver. Comprendre où ils vécurent et furent assassinés. Alors elle cherche, fouille, interroge, voyage, croisant la mort à chaque pas dans son étrange entreprise de rendre la vie à ces spectres. C’est une quête insensée, perdue d’avance, mais fondamentale : celle d’une identité paradoxale qu’il lui faut affirmer."

Après avoir été journaliste et productrice de documentaires, Séverine Werba travaille aujourd’hui pour la série policière Engrenages. Appartenir est son premier roman

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