Olivier Norek : « Entre deux mondes »

Olivier Norek s’est imposé en quelques années dans le polar avec une trilogie autour d’un flic profondément humain, Victor Coste. Double de papier de l’auteur, ce personnage très fort n’apparait cependant pas dans son 4e roman. « Entre deux mondes » ouvre la porte de la jungle de Calais et pose des questions qui font mouche sur notre rapport aux flux migratoires et aux migrants, bien sûr. Car s’il y a bien une chose qu’il faut retenir de ce roman noir c’est la place centrale qui est faite à l’humain : de sa compréhension à son apprivoisement, de ses abîmes à un idéal (fantasmé ? espéré ? ).

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Isabel Vincent : « Dîner avec Edward »

J’ai passé un excellent moment avec ce livre que j’ai fini sans m’en rendre compte !

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix des lectrices ELLE 2018, il a été sélectionné dans la catégorie documentaire pour le mois d’avril.

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Elizabeth Brundage : « Dans les angles morts »

Envie de passer une nuit blanche ? « Dans les angles morts » est un roman d’une grande maîtrise narrative à la construction implacable, aux personnages principaux et secondaires denses qui ne se lâche pas avant d’avoir atteint la dernière page ! Il vous rappellera sûrement un autre grand succès de librairie « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix des lectrices ELLE 2018, il a sélectionné dans la catégorie roman pour le mois de mars.

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Philippe Delerm : « Et vous avez beau temps ? » La perfidie ordinaire des petites phrases

Entre la bière (La première gorgée de bière) et le mojito (Les eaux troubles du mojito), Philippe Delerm a inventé un genre qui lui est propre et que j’adore : l’instantané littéraire. Kesako ? Il pose un regard d’anthropologiste sur ces moments intimes de bonheur qui font le sel de la vie. Avec ce dernier recueil, Et vous avez eu beau temps ?, il s’intéresse à présent à décoder notre communication et le sous texte de ces petites phrases anodines que nous utilisons tous. Prêt(e)s à vous regarder dans un miroir ?

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Emmanuelle Lambert : « La désertion »

Déserter ? Quitter son corps d’appartenance sans autorisation ou plus généralement abandonner une place que l’on s’est vu attribuer pour en prendre une autre, voilà les sens propre et figuré du titre de ce roman. Mais ce mot met aussi en évidence l’interdépendance entre le sujet et la société, les jeux souterrains de pouvoir, de séduction, de désir d’appartenance et de manipulation. Dès lors que l’on prend conscience de ce titre à la fois mystérieux et plein de souffrance cachée, on plonge dans la vie d’Eva Silber avec la sensation que cela va mal se finir. Préparez-vous à être surpris…

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Delphine de Vigan : « Les loyautés »

Delphine de Vigan est une de mes plumes préférées toute époque confondue. J’aime son écriture fluide d’une clarté et d’une justesse déconcertantes. Ses deux derniers romans, Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie ont mis en évidence la frontière ténue entre fiction et réel. Avec ce roman, elle renoue avec le roman social qui s’est souvent invité dans son œuvre avec les très réussis No et moi et Les heures souterraines.

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