Delphine de Vigan : « Les gratitudes »

Quelle est notre plus grande peur ? La mort et par extension la vieillesse. Delphine de Vigan place son lecteur face à sa plus grande crainte. Elle le fait avec une humanité folle et une dignité  bouleversante.

« Vieillir, c’est apprendre à perdre.
Encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage. »

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David Foenkinos : « Deux soeurs »

David Foenkinos signe un nouveau roman extrêmement bien construit proche du thriller psychologique où se distinguent deux tableaux. Un avant et un après. Cela m’évoque la scène du marque-pages dans « La délicatesse », ce moment où Nathalie place un signet dans le livre qu’elle est en train de parcourir et qu’elle repose au moment où on lui annonce la mort de François. Cette construction permet de mettre en évidence les difficultés à concilier un passé malheureux  et à imaginer un futur radieux. Mais chez l’auteur, rien n’est jamais simple et l’enténèbrement peut surgir de la lumière et vice versa.

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Olivier Liron : « Einstein, le sexe et moi » #RL2018

A la manière de « Slumdog millionaire », Olivier Liron raconte sa différence d’autiste asperger. Un roman bouleversant, grave et drôle qui aborde les questions de l’identité, de la mémoire et de l’écriture de soi. Quels sont les impacts de nos silences et nos regards sur l’altérité ?
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David Diop : « Frère d’âme » #RL2018

« L’être humain cherche toujours des responsabilités absurdes aux faits. C’est comme ça, C’est plus simple. Je le sais, je l’ai compris, à présent que je peux penser ce que je veux. Mes camarades de combat, Blancs et Noirs, ont besoin de croire de ce n’est pas la guerre qui risque de les tuer, mais le mauvais œil. Ils ont besoin de croire que ce n’est pas une des milliers de balles tirées par les ennemis d’en face qui les tuera par hasard. Ils n’aiment pas le hasard. Le hasard est trop absurde. Ils veulent un responsable, ils préfèrent penser que la balle ennemie qui les atteindra est dirigée, guidée par quelqu’un de méchant, de mauvais, de malintentionné, c’est moi. Par la vérité de Dieu, ils pensent mal et très peu. »

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Pauline Delabroy-Allard : « Ça raconte Sarah » #RL2018

A quoi reconnaît-on la naissance d’un écrivain ? A sa voix.
Pauline Delabroy-Allard est donc un écrivain. Un vrai. Avec son premier roman elle offre une peinture moderne et généreuse de l’amour, ou plus exactement de la passion qui consume et transporte, élève et cloue au sol. Démonstration.

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Sophie Divry : « Trois fois la fin du monde » #RL2018

Qu’est ce que la liberté ? Dans une longue réflexion imagée et pleine de rebondissement, Sophie Divry explore les relations entre enferment et liberté de mouvement, solitude et société et ce besoin d’interactions avec nos semblables même si l’homme est un loup pour l’homme.

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