Eric Genetet : « Et n’attendre personne »

Et n'attendre personne

Présentation de l'éditeur : " Strasbourg. Isabella et Alberto forment un couple parfait. Ils ont résisté à la routine amoureuse et aux intempéries. Jusqu’au jour où leur fils unique leur annonce, le soir de son vingtième anniversaire, qu’il part s’installer à New York. Cette heureuse nouvelle va pernicieusement bouleverser l’équilibre familial. Si la perspective paralyse Alberto, à l’inverse, Isabella s’en réjouit. Comme libérée, elle en profite et saisit une opportunité à Bruxelles. Pour surmonter la douleur de ce double abandon, Alberto a besoin de mettre sa vie à plat, d’endiguer la dérive des sentiments.
Lorsque les certitudes sont ébranlées et l’union fragilisée, comment ne pas tout faire voler en éclats ? Alberto et Isabella sauront-ils se reconquérir ? Rattraperont-ils le temps où chaque jour qui passait les rapprochait ? 
Un roman qui capte les émotions passagères avec justesse et finesse."

Eric Genetet est journaliste, il a fait ses débuts à la radio avant d’intégrer le monde de la télévision où il était chroniqueur sportif. En 2005, il publie son premier roman « Chacun son Foreman ». Trois ans plus tard, il change de registre en publiant « Le Fiancé de la lune ». En 2013, il publie deux romans « Solo. L’homme qui avait peur d’aimer » chez Le verdier et « Et n’attendre personne » chez Héloïse d’Ormesson.

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Conversation avec Léa Wiazemsky

Mardi 30 juin à 17h, j’ai eu le plaisir de rencontrer Léa Wiazemsky dans le cadres des Conversation de la librairie Kléber.

Il est 13h30 et je la retrouve accompagnée d’Adeline et Solène, les deux jeunes stagiaires de la librairie.

Sous une chaleur écrasante nous nous dirigeons vers une institution gastronomique alsacienne. Petits plats et confidences font de ce déjeuner un moment très agréable. L’occasion de parler de lectures, chaleur et de l’heureux événement qu’attend Léa dans quelques mois.

Léa Wiazemsky est aussi douce et bienveillante que dans son roman. Je nous découvre un point commun : la gourmandise.

© Bénédicte Junger

 Cette jeune et talentueuse jeune auteure est attendue pour deux interviews avec des médias locaux. Je la rejoins vers 16H pour une visite pleine de fraîcheur de la cathédrale.

Il est ensuite l’heure de nous rendre vers la salle de conférence du Club de la Presse. Il y règne hélas une chaleur terrible mais de courageux curieux sont là pour écouter cette rencontre.

© Droits réservés

J’introduis la carrière de Léa et son métier de comédienne. Nous parlons de la genèse de son roman Le vieux qui déjeunait seul

« Je me suis inspirée de mon expérience de serveuse. Un jour, je m’ennuyais et l’histoire est venue très vite, j’ai écrit les deux chapitres d’un seul coup. »

Après une lecture émouvante du premier chapitre du roman, nous abordons entre autre le thème historique, le mode de construction du roman (un chapitre = un personnage qui s’exprime), l’interaction générationnelle entre Clara et Clément.

© Droits réservés

Dans ce roman qui sonne un comme un message d’espoir, il y a une forte présence de Charles Trenet, délicieusement romantique et nostalgique qui plane entre lignes pour le plus grand plaisir du lecteur. L’auteure est fan elle-même, et nous fait part de quelques un de ses souvenirs avec « le fou chantant ».

Cette rencontre était un très joli moment. Cette jeune et talentueuse auteure a déjà des projets littéraires et se verrait bien participer à adaptation de son roman en long métrage si le projet voit le jour. C’est tout le mal que je lui souhaite car je ne doute pas un seul instant de la dimension cinématographique de son premier roman.

© Bénédicte Junger

Rencontre avec Sylvie Le Bihan à la médiathèque de la Robertsau

Sylvie Le Bihan est venue rencontrer les lecteurs de la médiathèque de la Robertsau, mardi 9 juin 2015 à 19h. Une édition bonus dans le cadre « Des mots d’auteurs », pour mon plus grand bonheur. Après lui avoir posé des questions de manière virtuelle (Chut c’est un secret), cette rencontre était l’occasion d’échanger enfin en vrai!

J’ai cherché Sylvie à son hôtel mardi vers 17h30. Grande sportive, elle me confie avoir couru 40 minutes juste avant que je ne vienne pour la conduire à la médiathèque. Elle pratique ce sport depuis toujours et ce n’est pas sans rappeler d’autres auteur tels, Franck Courtès ou Haruki Murakami.

Arrivée à la médiathèque, nous faisons une courte interview pour le blog Myriades.
interview pour le blog Myriades (©  D. Winling)

© Daisy Winling

Autour d’un rafraichissement, nous parlons de la vie, des hommes, nous refaisons presque le monde! Sylvie le Bihan est vraiment quelqu’un avec qui on peut parler librement. J’aime son franc parlé et ses qualités d’écoute.

Sylvie Le Bihan & Bénédicte Junger

© Droits réservés

Pour cette jeune auteur aux deux romans forts et à l’écriture acérée (L’autre et Là où s’arrête la terre), le plus important est de ne pas se prendre au sérieux et de continuer à travailler la simplicité et la fluidité de ses écrits.

Elle nous raconte avec beaucoup d’humour comment ses jumeaux de 17 ans ont étudié l’incipit de son dernier roman avec leur professeur de français sans savoir que le texte était d’elle.

Sylvie Le BihanIMG_4253

« J’aime beaucoup faire un travail de recherche, rencontrer des gens et recueillir leur histoire. »

Cette auteure aux journées bien remplies effectue, en effet, un travail de recherches approfondies pour chacun de ses romans. C’est une dimension essentielle de son travail d’écriture.

Claudia de la Librairie La Parenthèse

© Bénédicte Junger

Merci à notre libraire partenaire Claudia, de la librairie La Parenthèse, qui assure à chaque rencontre la vente de livres.

David, notre régisseur

© Bénédicte Junger

Et merci à David, un régisseur des médiathèques de l’Eurométropole et de la CUS, qui nous met en lumière et assure la diffusion un son de qualité lors de nos rencontres.

Conversation avec Fanny Mentré à la librairie Kléber

Samedi 30 mai à 15H30, j’ai animé une conversation à la librairie Kléber avec Fanny Mentré, auteure d’un premier roman Journal d’une inconnue.

Journal d'une inconnue

© Droits réservés

Je retrouve Fanny une petite heure avant la rencontre afin de sélectionner les passages qui seront lus par deux comédiens Xavier Boulanger et Muriel Inès Amat.

J’apprends alors que c’est sa première rencontre et cela me fait repenser à ma première interview, c’était le 15 mars 2009 avec Delphine de Vigan. 15H35, la rencontre commence par la genèse du roman, sa construction par lignes.

Fanny Mentré & Bénédicte Junger

© Droits réservés

« Je voulais tirer des fils de vie »

La rencontre est émaillée de lectures qui donnent du peps à notre échange et surtout donnent à entendre l’incroyable talent de dialoguiste de Fanny Mentré. L’alternance dans le roman entre passages réflexifs et dialogues donne du relief et de l’élan au texte.

Lecture

© Droits réservés

« Ce n’est pas un roman avec un seul point de vue. Je voulais de la complémentarité. »

Fanny Mentré en dédicace

Librairie Kléber

Fanny Mentré explique que pour elle, il est inconcevable de ne pas aborder plusieurs points de vue. Elle n’a pas écrit un roman que sur les femmes, la dimension est plus universelle et mets en lumière ces moments de choix et de bascules dans une vie.

Fanny Mentré

J’ai passé un excellent moment autour de ce livre qui a le mérite d’être vif et tendre, sans romantisme, ni pathos.

J’ai hâte de lire son prochain roman en cours d’écriture qui aura entre autre, la forme de lettres d’amour. Mais dans l’univers de Fanny Mentré, l’amour est tout sauf un long fleuve tranquille, il va falloir s’attendre à quelque chose d’un peu rock & roll.

© Droits réservés

Rencontre avec Eric Reinhardt à la médiathèque de la Robertsau

Né en 1965 à Nancy, Éric Reinhardt a fait une prépa HEC, puis une école de commerce, avant de travailler dans l’édition, puis plus précisément dans l’édition de livres d’art. En 1991, il se met à écrire et publie en 1998 son premier roman Demi-sommeil. Tout au long de ses livres, il observe notre société, ses différentes classes et leurs mœurs, avec un regard, et une écriture sarcastique mais également poétique. Il dépeint surtout la classe moyenne, avec ses illusions et ses désenchantements, dans Le Moral des ménages, son second roman, paru en 2002, et qui l’a fait connaître au public. Ses romans mettent en scène des personnages que le diktat actuel de la réussite maltraite. Dans Cendrillon et Le Système Victoria, il critique la mondialisation, le monde de la finance, le capitalisme décomplexé, le monde du travail sous la pression de la logique du profit.

Il est venu rencontrer ses lecteurs de la médiathèque de la Robertsau pour son dernier roman L’amour et les forêts paru en août 2014 et qui a obtenu les Prix Renaudot des lycéens 2014, Prix France Télévisions 2015 et Prix des étudiants France Culture – Télérama 2015.

J’ai accueilli Éric en fin d’après-midi sur le quai de la gare de Strasbourg. Il est descendu de sa voiture, le regard azur et les cheveux argentés, armé d’un parapluie canne noir, vêtu d’un imper sombre chaussé de souliers noir très élégants. Avec un sourire, je lui ai annoncé qu’il n’y aura hélas pas de pluie et pas de temps d’automne (hélas, car c’est sa saison préférée, un thème qu’il a très largement développé dans Cendrillon).

« Je préfère le profond, ce qui peut se pénétrer, ce en quoi il est envisageable de s’engloutir, de se dissimuler : l’amour et les forêts, la nuit, l’automne, exactement comme vous. »           in L’amour et les forêts

Eric Reinhardt à la médiathèque de la Robertsau

© Droits réservés

Cette rencontre à la médiathèque était la vingtième de notre cycle « Des mots d’auteurs ». Il y avait un peu d’émotion pour moi. L’interview se démarquait par une forme particulière. En effet, j’avai défini 10 « objets-symboles » révélateurs du livre. Je les ai présenté à l’auteur l’un après l’autre en ménageant un certain suspens pour amorcer la discussion.

La librairie la parenthèse revient sur la rencontre

L’expérience était plutôt réussie. Eric Reinhardt s’est prêté avec bonne humeur à ce petit jeu où même une lampe est sorti de mon sac, ce qui rappellera à Christel, fidèle lectrice de la médiathèque, l’extraordinaire Mary Poppins! L’auteur a abordé rapidement le processus de création et la genèse du roman. Il n’a pas voulu l’axer sur les pervers narcissiques mais sur la personne qui en subit les conséquences. Souvent il a expérimenté les choses pour écrire les scènes de son roman. Il s’est ainsi inscrit sur meetic sous un pseudonyme féminin, est allé visiter la clinique Sainte Blandine à Metz et a même testé un soin du visage.

« Le personnage de Bénédicte Ombredanne a été nourrie de rencontres avec des femmes qui m’ont raconté leur histoire et par ma sensibilité. »

Sophie Adriansen évoque la rencontre

Le public présent s’est dirigé dès la rencontre achevée devant la petite table de dédicace pour échanger de manière plus personnelle avec l’auteur. Claudia de la Libraire La Parenthèse a assuré la vente de livres.

Eric Reinhardt en dédicaceEric Reinhardt« Bénédicte Ombredanne est une ligne narrative que j’avais déjà construite pour « Cendrillon ». C’était déjà une femme enfermée. »

Eric Reinhardt en dédicace© Bénédicte Junger

La rencontre s’est achevée après un dîner fort agréable autour de plats alsaciens et d’évocations littéraires et culinaires (entre autres). Mais Eric, fidèle à son personnage préféré de Cendrillon s’est éclipsé aux douze coups de minuit…

Eric Reinhardt

© Bénédicte Junger

Conversation avec Muriel Barbery à la librairie Kléber

Muriel Barbery était l’invitée très attendue de la librairie Kléber de Strasbourg, ce mercredi 15 avril à 17H, pour son dernier roman « La vie des elfes ».  (voir ma chronique ici.)

Son roman explore la vie des elfes et plus particulièrement la vie de deux fillettes, Maria et Clara. Elles ont chacune une sensibilité exacerbée. Maria communique avec les bêtes, la nature et les pierres, Clara joue divinement du piano et transmet des émotions inimaginables à son auditoire. Éloignées géographiquement, mais reliées intimement, elles auront pour mission d’éviter une guerre entres les elfes et la bêtise humaine. Maria appartient et incarne le monde de la Terre, Clara celui de la musique.

Je la rejoins vers 14H, devant la librairie. Je suis profondément honorée d’assurer cette interview à venir. Pour l’heure, direction une petite brasserie alsacienne, en compagnie d’Alexis, chargé des acquisitions en littérature française, et d’Adeline et Solène, deux pétillantes stagiaires.

Intimidée, je dois bien le reconnaitre, par cette auteure dont j’ai apprécié les romans, le déjeuner parait cependant intemporel et d’une simplicité presque déconcertante, mais tellement agréable. Autour de cette jolie table aux mets alsaciens, de stimulantes et douces discussions, sur les voyages, le Japon, les insectes et surtout le devenir du livre et des librairies indépendantes, émaillent ce délicieux moment.

L’après-midi se poursuivra en tête à tête, avec nos lunettes de soleil bien chaussées et un moment de détente en terrasse où des mots très précieux m’ont été confiée.

Il est presque 17h, et après un court passage dans les bureaux de la librairie et une photo souvenir, la rencontre peut enfin avoir lieu.

Muriel Barbery et Bénédicte Junger © Droits réservés

Muriel Barbery fait partie de ces auteurs qui souhaitent rester en dehors du système de promotion outrancier des auteurs plus que de leurs livres eux-mêmes. Elle se fait rare, mais accepte les portraits et les radios. Elle ne va jamais à la télévision et ne parle jamais de ce qui n’a pas de rapport avec l’écriture. En revanche, elle privilégie toujours les librairies, comme lieu de rencontre avec les lecteurs.

« L’important c’est les lecteurs »

Muriel Barbery et Bénédicte Junger à la librairie Kléber© Droits réservés

L’auteur évoque ses sources d’inspirations japonaises (tant le lieu que des écrits). Elle évoque un lien particulier à la peinture, à la nature qui fait appel à des souvenirs d’enfance. Muriel Barbery explique que le passage de la 1ère personne à la 3e personne a ouvert des perspectives de narration et que ce nouveau style s’est imposé naturellement mais a nécessité un long travail. A l’écouter, on se rend compte à quel point elle ressent un attachement aux gens, au travail de la Terre et se questionne profondément sur le sens de la vie et la prépondérance de l’image dans notre société.

Muriel Barbery dédicace à la LibrairieKléber© Bénédicte Junger

La séance de dédicace avec les lecteurs a été un très joli moment. De francs et jolis sourires se sont épanouis sur beaucoup de visages et même jusqu’à toute l’équipe de la librairie Kléber. Muriel Barbery est ensuite repartie comme elle était arrivée, dans la simplicité et l’écoute. Deux belles qualités qui se font pourtant bien rares. Ce moment restera comme une de mes plus jolies rencontres d’auteur.

 Muriel Barbery et l'équipe de la librairie Kléber© Bénédicte Junger