Léa Wiazemsky : « Le bruit du silence »

Léa Wiazemsky est une jeune auteure dont le premier roman Le vieux qui déjeunait seul m’avait émue et surprise par sa maîtrise narrative. Chez Léa, point de grande démonstration littéraire, de phrases grandiloquentes mais il y a cette justesse du mot qui permet d’approcher au plus près de l’intime de ses personnages.

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Louis-Philippe Dalembert : « Avant que les ombres s’effacent » #prixorangedulivre2017

Louis-Philippe Dalembert n’en est pas à son coup d’essai. Romancier et poète, magicien des mots, il publie un roman touchant à la voix particulière et envoûtante.

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Cécile Coulon : « Trois saisons d’orage » #prixorangedulivre2017

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Présentation de l’éditeur :  » « Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. » Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. « 

J’ai pu lire ce roman grâce à lecteurs.com et ma chronique a été publiée initialement sur ce site.

Cécile Coulon, la plus prometteuse des jeunes auteurs français, publie un 6e roman où liens familiaux et magnétisme des Trois-Gueules tissent une fresque originale entre roman naturaliste et roman de moeurs.

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Claire Gallois : « Et si tu n’existais pas »

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Présentation de l'éditeur : "Ce livre, c’est un peu comme un secret que je vais dire à tout le monde. L’histoire d’un engagement que j’ai pris enfant et que je n’ai jamais oublié.
 Nous sommes dans les années quarante. J’ai six ans et je n’ai jamais vu ma mère. Un dimanche de juillet, elle arrive dans une belle Citroën noire et m’emporte en dix minutes. Ma nourrice court dans la poussière blanche soulevée par la voiture et jette son tablier noir sur sa tête. Je grimpe contre la lunette arrière et je lui dis en moi-même : Je te retrouverai, je te le jure. »"

Claire Gallois est romancière, essayiste et critique littéraire. Elle publie depuis les années 60 des ouvrages où la question identitaire tient une place importante. Avec ce roman, elle raconte un drame intime qui résonne de manière universelle.

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Sophie Lemp : « Le fil »

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Présentation de l'éditeur : "La narratrice trouve trois carnets qui lui sont destinés alors qu'elle 
vide l'appartement de sa grand-mère. Cette dernière a relaté durant 25 ans leurs mercredis, leurs 
vacances, leurs échanges quotidiens. La jeune femme prend la plume à son tour pour faire le portrait 
de sa grand-mère."

Sophie Lemp a été comédienne, elle est désormais adaptatrice et auteure à France Culture. Si elle apprivoise les mots des autres, elle ordonne aussi joliment les siens dans ce premier roman Le fil.

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Séverine Werba : « Appartenir »

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Présentation de l'éditeur : "De la guerre, de la déportation et de la mort de ses proches, Boris, le grand-père de la narratrice, n’a jamais parlé, et ses enfants et petits-enfants ont respecté son silence. Pourtant chacun savait. Mais dans l’appartement du 30, rue de Leningrad, que tout le monde appelait «le 30», le sujet n’était jamais évoqué. Et puis Boris est mort. La jeune femme a vécu un moment au 30, en attendant que l’appartement soit vendu, elle avait vingt ans et la vie devant elle, et elle a cédé à une bibliothèque les livres en hébreu et en yiddish de son grand-père. Plus personne ne parlait ces langues dans la famille. Ce n’est que dix ans plus tard, au moment de devenir mère, que s’est imposé à elle le besoin de combler ce vide et de reprendre le récit familial là où il avait été interrompu. Dans la furie de la guerre. Moins pour reconstituer le drame que pour réinventer des vies. Retrouver les rues de Paris autrefois populaires vivaient Rosa, la sœur de Boris, avec sa fille Lena, déportées en 1942 ; voir ce village lointain d’où son grand-père est parti pour se créer un avenir qu’il espérait meilleur, entendre couler cette rivière d’Ukraine sur laquelle, enfant, il patinait l’hiver. Comprendre où ils vécurent et furent assassinés. Alors elle cherche, fouille, interroge, voyage, croisant la mort à chaque pas dans son étrange entreprise de rendre la vie à ces spectres. C’est une quête insensée, perdue d’avance, mais fondamentale : celle d’une identité paradoxale qu’il lui faut affirmer."

Après avoir été journaliste et productrice de documentaires, Séverine Werba travaille aujourd’hui pour la série policière Engrenages. Appartenir est son premier roman

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